IDEES

Le long processus d’effondrement du néolibéralisme par Barbara Stiegler

L’une des forces fondamentales du néolibéralisme vient de ce qu’il parle de la vie et qu’il s’adresse à nous comme à des êtres vivants. « L’évolution », nous répète-t-il inlassablement depuis un demi-siècle, réclame des mutations nous permettant de survivre et de nous adapter à un nouvel environnement, désormais instable, ouvert et incertain. Tel est son lexique, qui vient de la biologie et des sciences de la vie : évolution, sélection, mutation, adaptation, compétition.
Être vivant, dans un tel monde, supposerait d’être flexible et adaptable, ouvert à l’accélération permanente des transformations dans un monde que l’on rêve sans clôtures, sans frontières, sans stases et sans statuts. Car tel serait le sens de la vie et le but inéluctable de toute évolution, tel serait son sens et son but, son telos en grec : l’accomplissement de ce qu’on appelle aujourd’hui « la mondialisation ». Tel est au fond, d’après le néolibéralisme, le sens de l’histoire de la vie : accomplir jusqu’à son terme la division mondialisée du travail et des échanges, le grand jeu mondial de la coopération et de la compétition de tous avec chacun promis en son temps par l’utopiste libéral et évolutionniste Herbert Spencer.

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