le blog-notes

Saint Brevin-Montans : même combat

Ce qu’on ne peut pas dire, il ne faut surtout pas le taire, mais l’écrire. Jacques DERRIDA

D’où qu’elle vienne, la violence en politique est toujours à l’origine de l’effondrement des régimes démocratiques et de l’émergence des régimes autoritaires.
Ces derniers temps cette violence politique, d’abord verbale, prend petit à petit le funeste chemin du harcèlement brutal qui s’en prend directement aux personnes – élus, représentants de l’état - et aux biens, privés comme publics.
Une démocratie est toujours affaire de controverses parfois vives, rugueuses, dures, passionnées, excessives, mais ne doit pas tolérer des contestations agressives, brusques, brutales, violentes.

Le 10 mai dernier, Yannick MOREZ annonçait la démission de sa fonction de maire suite à des menaces et des violences – incendie criminel notamment - de militants d’extrême droite. La cause du conflit étant la décision de la municipalité d’accueillir, suite à un transfert, un centre d’accueil de demandeurs d’asile dans la commune.

Le lundi 15 mai, une centaine d’élus tarnais – maires, conseillers départementaux, sénateurs et député – se sont rassemblés devant la mairie de Montans pour soutenir leur collègue Gilles CROUZET, maire de la commune, faisant l’objet lui aussi de menaces et dégradations de biens suite au projet d’installation d’une usine d’enrobés sur la commune.

Dans un cas comme dans l’autre, nous devons prendre conscience que ces intimidations, ces menaces, ces agressions, ces dégradations trouvent leurs origines, d’abord et avant tout, dans la violence verbale lorsqu’elle devient le mode d’expression répété à l’envi. Car force est de constater que les violences verbales et écrites sont devenues, hélas, pratiques courantes dans notre société. Au-delà des mots, des activistes radicaux, d’un bord comme de l’autre, prennent paroles pour vérité et passent à l’acte.

Et deviennent de fait les idiots utiles des populistes antidémocrates et antirépublicains.
Ayons toujours à l’esprit l’aphorisme churchillien : « La démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres. »

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