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Pour la victoire, une candidature unique à gauche

Avec l’élection présidentielle de 2017, et l’accession à l’Elysée d’un jeune opportuniste, couleur Kennedy inclination Giscard, finalement, après exercice, néolibéral intégriste, derrière l’échec de la candidature Hamon, on, à gauche et chez les écologistes, s’est tout simplement contenté, voire réjoui pour certains et certaines, de l’effondrement du PS sans, une seule seconde, imaginer que derrière celui-ci, finalement, c’était surtout la débâcle de toute la gauche qui était annoncée. Aujourd’hui, malgré une politique macroniste des plus antisociales et des plus injustes de la cinquième république, la gauche dans son ensemble avec les écologistes ne font guère plus que 20% de l’électorat. Ça ne peut qu’interpeller. Il semblerait que non. Pourtant, devant la pluralité des candidatures, la gauche ou les écologistes n’auront, sans aucun doute, pas accès au second tour. Le seul qui compte. Car, contrairement à l’esprit des Jeux Olympiques, en politique, l’important n’est pas seulement de participer, mais bel et bien de gagner. A moins que, au plus profond de l’intime, seul le bon à tirer de l’affiche de campagne soit, en réalité, l’objectif à simplement atteindre.
Aujourd’hui, à gauche, trois candidatures efficientes sont en présence : Hidalgo, pour la gauche réformiste et social-démocrate, Mélenchon, pour une gauche soi-disant populaire et radicale, Jadot pour les écologistes. (On nous dit qu’une nouvelle candidature attendrait la venue des Rois mages pour savoir si la fève sera à l’ordre du jour.) Derrière ces candidatures, trois forces politiques sont donc à l’œuvre : le PS, la France Insoumise et Europe Ecologie-Les Verts. Chacune de ces trois formations, par expérience, sait très bien que l’élection présidentielle est appareillée aux élections législatives suivantes et que c’est bien sur cette question, celle des législatives, que passe avant tout la possible mise en route d’un projet politique unitaire parce que commun avec candidature unique à l’élection majeure de notre République. Les responsables politiques de ces trois formations n’ont pas d’autres solutions, s’ils veulent se donner les moyens permettant à leurs idées d’être au second tour de la présidentielle et finalement s’autoriser à pouvoir la gagner, que de se mettre à table et d’entamer la discussion. Car l’union ne se fera pas en s’alignant derrière qui que ce soit mais bien par un accord politique englobant présidentielle et législatives qui permettra à tous les acteurs d’y retrouver en grande partie l’esprit, les propositions et les modalités qu’ils auront proposés à la négociation. Rien d’autre ne permettra une quelconque victoire et un rebond de la gauche et des écolos.
C’est à partir de cet accord politique que la question de la candidature d’une ou d’un de ces trois – Hidalgo, Mélenchon, Jadot - se posera. Bien évidemment certains et certaines s’appuieront sur les estimations des sondages relatifs au premier tour. Reste que c’est bien le second tour qui doit déterminer le choix de la candidature unique du premier tour. Et ce n’est pas par une primaire que cette candidature unique doit être désignée mais bien par l’intelligence collective des responsables politiques des trois organisations.

Bonnes fêtes de fin d’année à toutes et tous.

CAZOTTES Jean-Marc, le mardi 21 décembre 2021

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