Près de huit Français sur dix accordent de l’importance à la protection de l’environnement. C’est un des enseignements de la dernière grande enquête annuelle sur les représentations sociales du changement climatique menée par l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe)[1]. La population est donc très concernée par l’écologie, même si dans la période actuelle, la majorité des sondages montre que les enjeux de pouvoir d’achat, de services publics, de sécurité et d’immigration sont les priorités absolues. Pour tout parti écologiste se pose donc un double défi : incarner un débouché politique qui propose des solutions efficaces aux enjeux environnementaux, tout en étant crédible dans les réponses apportées aux principales inquiétudes des Françaises et Français.
Une écologie politique qui ne parvient pas à changer d’échelle
Les années 1980 furent celles de la création des premiers partis écologistes dans un certain nombre de pays européens, notamment la France et l’Allemagne. Ils ont émergé avec la prise de conscience des dangers de la croissance économique dans un monde aux ressources naturelles en quantité limitée, et la montée des inquiétudes sur les risques technologiques liés à la hausse exponentielle de la production. Cette écologie, celle des lanceuses et lanceurs d’alerte, a permis de mettre dans le débat public l’urgence environnementale. Les militantes et militants écologistes d’aujourd’hui en sont les fiers héritiers.
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