REGIONALES 2010

Europe Ecologie Midi-Pyrénées

TISSÉO La triple rupture des engagements de Pierre Cohen

Communiqué du 22 décembre 2009

La situation actuelle à Tisséo trouve sa source dans les profonds antagonismes entre les décideurs des diverses collectivités territoriales qui ont compétence en matière de transports dans l’agglomération toulousaine. La tentative d’instrumentalisation des revendications du personnel, ou encore du désarroi des passagers ne change rien à cette vérité première : c’est l’autoritarisme du maire de Toulouse qui est en cause, et c’est un secret de polichinelle que de rappeler que de nombreuses voix au sein de son propre parti l’ont souligné depuis longtemps.

Pour leur part, l’ensemble des élu(e)s et militant(e)s écologistes redisent ici publiquement leur estime et leur soutien à Stéphane Coppey, toujours Président de Tisséo. Stéphane, dont les capacités techniques hors pair sont unanimement saluées par les élus de tous bords, est d’abord un homme de consensus qui a toujours placé la solidarité territoriale, l’ambition environnementale et la rigueur budgétaire au coeur du Plan de Déplacement Urbain, tandis que les querelles politiciennes extérieures ne cessaient de vider ce PDU de force, donc de sens. Il a encore montré ses qualités en négociant une sortie de la crise sociale, permettant ainsi aux usagers des transports en commun de retrouver un service normal.

Au travers de la décision brusque, aussi unilatérale que méprisante, et qui se traduit par l’éviction des délégués Verts à Tisséo, le Maire de Toulouse et le Parti Socialiste, avec la complicité des élus communistes et radicaux, démontrent à nouveau leur incapacité de respecter une quelconque forme d’engagement.

D’abord leur engagement vis-à-vis des citoyens - et notamment des usagers - car vouloir retirer, au moment où l’urgence climatique est de plus en plus criante, leurs responsabilités aux écologistes au sein de Tisséo, c’est avant tout avouer que le Maire de Toulouse abandonne tout projet de transports ambitieux, moderne et de qualité, respectueux de l’environnement comme des équilibres financiers.

Ensuite leur engagement - écrit - vis-à-vis de leurs partenaires politiques, démontrant en cela que leur démon de l’hégémonisme prévaut sur toute forme de loyauté et ce, sur fond de sordides querelles internes et d’incapacité viscérale à se remettre en cause.

Enfin leur engagement vis-à-vis des militants même du Parti Socialiste car la ferme décision exprimée par ces derniers de mettre fin à tout cumul de mandats est foulée au pied par la boulimie de Pierre Cohen qui - pourtant déjà désigné par les médias "Premier Cumulard de France" - entend ajouter la fonction de Président de Tisséo à celle de Maire, à celle de Président de la Communauté Urbaine, à celle de Député, à celle de Président du Cancéropôle et à celle de Président du Smeat (!)...

Il est dès lors évident que, malgré les tentatives de manipulation de masquer la réalité en minimisant les conséquences de ses agissements, cette triple rupture ne pourra rester sans effets sur les relations au sein du Conseil Municipal comme au niveau du Grand Toulouse.

Chaque citoyen(ne) comprendra également que ces pratiques datées d’une époque que l’on espérait révolues - pratiques qu’il conviendra de sanctionner tôt ou tard dans les urnes - pèseront désormais très lourd dans toutes les relations entre écologistes et socialistes.

Le changement ne se proclame pas, il se démontre. La confiance ne se décrète pas, elle se mérite.

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