hebdo de BENOIST

Réunion publique « Notre école en danger". Vendredi 18 février, 20h15, maison des associations, Castres.

Suppressions de postes, fermetures de classes... refusons la fatalité !

à l’appel de FCPE / FSU / UNSA Education / SUD Education (voir document joint)

Depuis plusieurs semaines, un vent de contestation gronde devant les écoles, collèges et lycées de notre département. Pas un jour sans que la presse locale ne se fasse l’écho d’une manifestation, d’un blocage, ou de la naissance d’un collectif de parents, d’enseignants et d’élus, autant de signes d’une volonté partagée de lutter pied à pied contre les conséquences de la politique de sape de l’école publique menée par le gouvernement. Certes, une telle colère n’a pas attendu 2011 pour s’exprimer. Depuis plusieurs années, de nombreuses voix se font entendre pour dénoncer les conséquences de décisions qui ne visent en rien à améliorer notre système éducatif, mais uniquement à faire des économies. Mais cette année, la poursuite de cette politique dangereuse et lourde de conséquences pour l’avenir amène l’école à un point de rupture. Au niveau national comme à l’échelle locale, les 16000 nouveaux postes d’enseignants supprimés, la disparition progressive des enseignants spécialisés, l’absence de remplacement des professeurs absents, l’absence de formation des nouveaux titulaires, le manque de surveillants, se traduisent par une dégradation sans précédent des conditions d’apprentissage. Dans le Tarn, pour le premier degré, ce sont ainsi 28 postes qui doivent disparaître. Les collèges et les lycées de l’académie doivent rendre 32 postes, alors que dans le même temps, ils s’apprêtent à accueillir près de 3000 élèves en plus. Cherchez l’erreur... Et ce n’est pas fini...

Face à de telles attaques, un peu partout, la mobilisation s’organise. Sans doute, ces luttes peuvent avoir pour les parents comme objectif premier la défense de la classe ou de l’établissement que fréquentent leurs enfants. Il n’empêche, ces actions locales se révèlent pour tous de formidables moments d’échanges et de prise de conscience. Car chacun comprend bien que son établissement n’est pas un cas isolé, et que c’est tous ensemble que nous devons combattre la scandaleuse vision de l’éducation portée par le gouvernement On a pu ainsi noter comment, sur le Tarn, de nombreux collectifs nés de manière spontanée se sont organisés en réseau. Il faut aussi saluer la remarquable solidarité des représentants des parents d’élèves, des enseignants et des élus au comité départemental de l’éducation nationale (CDEN)...

Cette solidarité des luttes, ce mouvement unitaire, il faut désormais l’amplifier. Car cette politique de casse du service public d’éducation, qui touche aussi la justice, l’hôpital, n’est pas une fatalité. Elle ne le sera que si tous, nous nous résignons à la penser comme telle...

Soyons donc nombreux ce vendredi soir, à Castres, pour témoigner, échanger, et construire ensemble notre riposte. En partant de cette idée, toute simple : l’école publique, c’est notre école, à tous.

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