REGIONALES 2010

Stéphane DELEFORGE, candidat Europe Ecologie

Stéphane Deleforge, 35 ans, vit en concubinage, 2 chats (dont un, un peu caractériel), 1 toit photovoltaïque, 1 poêle à bois, et un petit potager bio (attaqué par les limaces).

Professeur de physique – chimie.

Investi dans le milieu associatif castrais, au plan politique dans l’opposition de gauche à Castres (association Castres à Gauche Vraiment), et dans la promotion d’une ville mieux adaptée aux déplacements des personnes fragiles, des piétons, et des cyclistes (association La rue de l’Avenir, dont il est le nouveau président).


Pour faire court

C’est maintenant qu’il faut se décider à mettre l’écologie au tout premier plan pour répondre à la crise sociale et environnementale que nous traversons. Seuls des écologistes peuvent permettre cette nécessaire réorientation de nos modes de vie.

Un peu plus en longueur

Je suis candidat sur la liste Europe Écologie Midi-Pyrénées pour faire bouger le système, capitaliste, dans lequel nous vivons et qui se trouve dans une impasse : il ne respecte ni les individus, ni la planète.

La crise que nous traversons n’est pas surprenante. Elle nous alerte et nous impose de mettre en place des réponses collectives, qui s’appuient sur des services publics renforcés, et proches des attentes des citoyens. La régulation automatique du marché ne fonctionne pas, et creuse les inégalités entre les personnes.

L’écologie doit devenir le centre de l’action, car respecter nos environnements, humains, naturels, animaliers, espace public, lieux de travail et de détente, est la condition nécessaire pour bâtir un projet de société plus solidaire. Cette solidarité doit s’exprimer au sein des villes, des régions, du pays, mais aussi, entre les continents, à destination des pays les plus pauvres, qu’il faut considérer comme des partenaires à part entière.

L’urgence climatique est un déclencheur, qui peut nous permettre de passer des délocalisations, aux relocalisations, des marchandises qui font le tour du monde, aux circuits courts, de l’utilisation d’une main d’œuvre bon marché au bout du monde, à la favorisation d’un emploi de qualité de proximité. Notre société dépense sans compter ses ressources, et se met en danger : il faut changer et adopter des comportements écologiquement responsables. Ce n’est en rien une régression, bien au contraire.

L’accumulation d’objets n’est pas un projet de vie. Une plus grande humilité, de la sobriété, permettent d’augmenter non plus les biens matériels, mais le bien-être. Ce changement ne peut se faire en opposant les uns aux autres, d’autant moins que si nous ne savons pas mettre en place les aides nécessaires, ce sont les plus démunis qui subiront en premier les crises climatiques à venir.

Les citoyens ont pris conscience que des changements sont nécessaires, et ils ont besoin d’être accompagnés, et de se voir proposer des alternatives sérieuses. Notre mode de vie basé sur l’hyperconsommation n’est pas immuable, et son coût humain, environnemental et financier devient insupportable. Il est aussi insupportable d’entendre dire qu’on se préoccupe de l’environnement et de se voir proposer, encore et toujours, la construction d’autoroutes, de centrales nucléaires, la mise en culture d’OGM…

L’écologie n’est pas une marque, ni un slogan commercial de plus porté par ceux qui découvrent les problèmes climatiques sans agir réellement. C’est une réponse concrète en terme de déplacements moins nombreux et plus collectifs, d’agriculture bio et de qualité, d’énergies économisées et renouvelables…

Et c’est l’écologie politique qui porte ces valeurs. C’est le sens de mon engagement : porter une parole qui prend en compte les fragilités de tous car c’est ce qui constitue le caractère profondément humain d’une société.



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