le blog-notes

S’unir ? Avec qui ? Et pourquoi ?

« Il faut s’unir ! ». C’est en ces termes qu’une escouade de socialistes interpelle, dans une rubrique du quotidien national Libération (Rebonds, mardi 23 février 2010, n°8952), les autres composantes de la gauche, « radicaux, communistes, écologistes », mais aussi « les démocrates du centre et ceux pour qui le gaullisme signifie le refus de la soumission de l’Etat aux intérêts particuliers », afin de gagner « l’élection présidentielle de 2012 et l’élection législative ».

L’élection régionale devant être « le banc d’essai de cette convergence ».

Bigre !

« L’heure n’est pas à la division. » sermonnent-ils. Les élus VERTS, Stéphane COPPEY à Toulouse, et ceux de Ramonville, sans oublier Etienne TETE à Lyon, apprécieront.

Etonnant paradoxe que ceux-là même qui ont renié les accords politiques à des fins purement politiciennes, parce que simplement électoralistes, appellent à une unité qu’ils ont, ici et là, sans hésitation, sabordée.

Etonnant paradoxe que ceux-là même qui nous rappellent que « le temps n’est plus…aux jeux d’appareils artificiels » s’y complaisent avec persévérance.

« Faire converger la gauche » : tout un programme. Mais pour quel projet ?

S’il s’agit de créer un simple cartel antisarkozyste, l’échec sera cuisant.

S’il s’agit de régler, pour le Parti Socialiste, ses problèmes de leadership par le truchement d’une primaire à gauche, c’est plutôt incongru.

S’il s’agit vraiment de « réfléchir et proposer, tous ensemble » une nouvelle synthèse de la question politique, de la question sociale et de la question écologique, seul le comportement politique des socialistes, « dégagés des rapports de force », le soir du premier tour de l’élection régionale, le 14 mars 2010, nous donnera la réponse.

En tout état de cause, contrairement à ce que les cosignataires socialistes ont écrit, c’est bien la question écologique, et donc sociale, qui « gouvernera » la question démocratique et notamment les alliances.