Autoroute

RN 126 : un financement public pour l’aménagement de l’existant.

Castres le 10 juillet 2013

Le 9 juillet, le premier ministre a annoncé que c’est par un contrat plan état région que nous pourrons aménager la RN 126. Un financement public est donc possible, ce qui répond à ceux qui nous ont qualifiés d’irresponsables quand nous le défendions. Depuis la prise de position récente du parti socialiste tarnais, la gauche dans son ensemble rejette désormais clairement l’autoroute concédée payante, position que nous argumentons depuis 4 ans. Pour satisfaire aux exigences de sauvegarde des terres agricoles, de diminution des gaz à effet de serre, de promotion des transports en commun et du fret ferroviaire, du développement économique local, une 2x2 voies entre Castres et Toulouse n’est aucunement nécessaire, pourvu qu’un travail efficace soit réalisé pour améliorer la qualité et la sécurité de la RN 126. Il appartient désormais à tous les exécutifs –gouvernement, région, département- à majorité socialiste, d’utiliser les leviers qui sont à leur disposition pour répondre à tous les besoins de mobilité du territoire Castres Mazamet. Une 2x2 voies entre Castres et Toulouse est estimée à 450 millions d’euros TTC, des aménagements sérieux et efficaces à bien moins. Nous n’attendrons pas 2030. Les études nouvelles qui permettront de dégager la solution routière la plus adaptée, notamment sur la partie Castres Saïx, doivent être lancées dans les mois qui viennent.

Sylvain JEAN pour le Parti Communiste Français, Bernard COTTAZ - CORDIER pour le Parti de Gauche, Stéphane DELEFORGE pour Europe Ecologie Les Verts, Jean FAUCHÉ pour les Alternatifs


La Dépêche du Midi voir l’article du 12/07/2013


P.-S.

Transports : Plan investir pour la France

Encore un effort Monsieur le Premier Ministre !

Lundi 8 juillet à Paris s’est déroulée l’avant-dernière session plénière du débat national sur la transition énergétique (DNTE). Cette session a été l’occasion de présenter la synthèse des contributions de centaines de débats territoriaux qui se sont tenus partout en France, durant le premier semestre.

Jean-Marc Ayrault a présenté le 10 juillet le programme d’investissement d’avenir sous l’angle de la transition écologique.

Concernant le volet transport il a indiqué reprendre les propositions du scénario 2 de la Commission Mobilité 21 en le justifiant par la nécessité de « ne pas lancer de nouveaux projets pharaoniques ou déficitaires » mais au contraire de répondre aux besoins de « la mobilité quotidienne des Français » pour « garantir à tous nos concitoyens des moyens de transport rapides, réguliers, confortables ».

Les écologistes souscrivent au discours du Premier Ministre et se félicitent de l’effort en faveur du fret ferroviaire et du transport de voyageurs, pour ce qui concerne les nœuds ferroviaires et l’amélioration de l’existant.

Cependant, ils constatent que dans les propositions de « premières priorités » du scénario 2 du rapport Mobilité 21 figurent pas moins de 5 projets autoroutiers et de contournement dans les Régions Bourgogne, Haute-Normandie, Lorraine, Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes, pour un coût total de 4 milliards 320 millions d’euros.

Ces infrastructures n’ont rien à voir avec la transition écologique.

Elles perpétuent un modèle de développement archaïque basé sur l’accès à un pétrole bon marché qui conduit à générer du trafic routier supplémentaire, aggraver les dérèglements climatiques, menacer la biodiversité, encourager l’étalement urbain, et pousser de plus en plus de ménages dans la précarité énergétique.

Non seulement elles seront extrêmement coûteuses pour le contribuable, qui devra payer deux fois pour leur réalisation et leur utilisation (mise en place de péages dans le cadre de concession) mais en outre elles ne répondent pas aux besoins de « mobilité quotidienne des Français » rappelés par le Premier Ministre.

Ce dont les Français ont réellement besoin ce sont des transports collectifs qui leur permettent d’effectuer leurs déplacements du quotidien (domicile - travail, commerce, loisirs) à un coût accessible et sans dégrader leur environnement.

C’est pourquoi les élu-e-s et le Mouvement EELV des cinq régions concernées par des projets routiers du Plan Investir pour la France demandent au Premier Ministre de traduire ses propos en actes en retirant du programme d’investissement les projets d’infrastructures autoroutières.

Les ressources ainsi libérées pourraient être affectées, en dehors de la stricte sécurisation de routes existantes, à un appel à projets « Transports collectifs et mobilité durable » de l’Etat et ainsi accélérer le développement de l’alternative à la route en France.

En agissant ainsi le gouvernement donnerait réellement le choix à nos concitoyens de se passer de leur voiture ce qui, outre les bénéfices sur l’environnement et la santé, reviendrait à redonner plusieurs centaines d’euros par mois de pouvoir d’achat aux Français quand tous les indicateurs économiques sont au rouge.


Véronique Vinet, Secrétaire régionale EELV de Midi-Pyrénées, Guillaume Cros, Président du groupe EELV de la Région Midi-Pyrénées

Dominique Ronga, co-secrétaire régionale EELV de Lorraine Guy Harau, Président du Groupe EELV de la Région Lorraine, co-secrétaire régional EELV Lorraine,

Laetitia Sanchez, Secrétaire régionale EELV de Haute-Normandie, David Cormand, Président du Groupe EELV de la Région Haute-Normandie,

Bruno Bernard, Secrétaire régional de la région Rhône-Alpes, Alexandra Cusey et Eric Piolle, co-président-e-s du Groupe EELV de la Région Rhône-Alpes,

François Lotteau, Secrétaire régional EELV de Bourgogne, Philippe Hervieu, Président du Groupe EELV de la Région Bourgogne,

Eva Sas, Députée de l’Essonne, Vice-présidente de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, membre de la commission Mobilité 21.