RETRAITES 2010

RETRAITES : Manif à CASTRES, jeudi 28 octobre, 16h30, sous-préfecture

Communiqué de presse du 27 octobre 2010

Retraites : la mobilisation continue

Europe Ecologie/Les Verts réaffirme son opposition résolue à la réforme des retraites que le gouvernement et sa majorité parlementaire veulent imposer au pays par un passage en force au Sénat, malgré l’opposition d’une grande partie des citoyens. Les écologistes seront donc à nouveau présents aux côtés de tous celles et ceux qui, à l’appel des syndicats, restent mobilisés pour s’opposer à cette réforme injuste qui, de surcroît, ne permet pas le financement à long terme.

Les élus et les militants Europe Ecologie / Les Verts seront présents jeudi 28 octobre dans les manifestations à travers toute la France pour manifester leur refus de la réforme des retraites.

Djamila Sonzogni, Porte-parole — Attachée de presse des Verts : Marjorie Delmond 01 53 19 53 15

Contact :
Djamila Sonzogni : 06 72 16 84 35


Des millions de personnes dans les manifestations, partout en France, et des millions d’autres pour les soutenir. Des cortèges puissants, une mobilisation constante et déterminée. Et la colère contre des conditions de vie de plus en plus insoutenables pour le plus grand nombre.

Les salariés ont raison de refuser la réforme des retraites la plus injuste qu’on pouvait imaginer, qui va faire travailler 44 ans les travailleurs ayant commencé à 18 ans, et jusqu’à 67 ans les femmes aux carrières intermittentes.

Les jeunes ont raison de se mêler d’une réforme qui les concerne, puisqu’elle veut maintenir les plus âgés au travail alors même que le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans a augmenté de 25 % en un an.

Financer les retraites de manière juste, c’est possible !

Et le gouvernement n’entend rien. Pas plus qu’il n’entend une révolte, qui monte de plus en plus forte contre une économie engagée dans une course folle à la surconsommation, qui appauvrit ceux qui ont moins et protège les fortunes de ceux qui ont davantage. Contre une société bloquée qui exclut les jeunes générations ; contre un gouvernement qui stigmatise les cités de banlieue et leurs habitants ; contre un pouvoir poli tique qui s’est couvert de honte au plan international en pratiquant les amalgames les plus scandaleux pour faire oublier ses échecs.

Du temps pour vivre, en partageant le travail, en partageant les richesses !

Des syndicats, des forces politiques ont fait des propositions alternatives à celles du gouvernement. Elles ne sont ni moins crédibles ni moins réalistes. Mais elles sont plus justes, parce qu’elles affirment en premier lieu que, si des efforts doivent être faits, ils doivent être partagés par tous, y compris les retraités d’aujourd’hui.

Pour les écologistes, c’est vers une nouvelle société, plus juste et plus soutenable, qu’il faut aller : réduire les inégalités de revenus, devenues indécentes, mettre à contribution les revenus du capital qui ont explosé et échappent le plus souvent à l’effort collectif, donner à toutes et tous le temps de vivre et de se former tout au long de la vie, dans une société où nous avons besoin de toujours moins de temps pour produire les biens matériels, créer des emplois pour toutes et tous en protégeant l’environnement, donc nos conditions de vie : réduire de 30 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 créera 600 000 emplois supplémentaires.

Des solutions justes et responsables existent

• en mettant à contribution les revenus du capital : nous proposons notamment de doubler la CSG sur les revenus du patrimoine ;

• en supprimant les exonérations inutiles de cotisations sociales, à commencer par les exonérations sur les heures supplémentaires, et en réservant les exonérations bas salaires aux emplois à temps plein ;

• en augmentant modérément les taux de cotisations ;

• en faisant du passage progressif à la retraite à temps partiel un droit. Améliorer les conditions de travail, c’est permettre à ceux qui le souhaitent de travailler plus longtemps ;

• en construisant une vraie politique des retraites et de l’emploi avec toutes les personnes
concernées : soutenez pour cela les états généraux de l’emploi et de l’écologie : [http://www.etats generauxemploiecologie.net/],

LEs ProPositions Du gouvErnEmEnt : unE réformE Qui PEnALisE LEs PLus fAiBLEs

1. Le report à 62 ans, c’est faire reposer le financement des retraites uniquement sur ceux qui ont commencé à travailler jeunes
Avec le report de l’âge minimum à 62 ans, ceux et celles qui ontcommencé à travailler à 18 ans auront cotisé 44 ans pour pouvoir prendre leur retraite. Pour les mêmes droits, ceux qui ont commencé à travailler à 21 ans n’auront cotisé que 41,5 ans.

2.La précarité en fin de carrière : voilà la promesse du gouvernement
Moins de la moitié des salarié-e-s qui liquident leur retraite sont encore dans l’emploi. En reculant l’âge légal, on va mécaniquement augmenter les périodes de précarité de fin de carrière. C’est ainsi que le gouvernement finance sa réforme : une personne au chômage coûte moins qu’un-e retraité-e !

3.Le mal-être au travail va durer plus longtemps. Le travail est aujourd’hui de plus en plus pénible, et la retraite est vécue comme une délivrance ! On ne peut allonger la durée d’activité sans lutter contre le mal-être au travail, ni sans accorder des départs anticipés aux salarié-e-s exposé-e-s à des conditions de travail réduisant leur espérance de vie, comme les produits toxiques ou cancerigènes, ou le travail de nuit. Le gouvernement n’ignore pas que les ouvriers meurent aujourd’hui six ans plus tôt que les cadres. C’est délibérément qu’il refuse de répondre à cette injustice majeure.

4.Les femmes en première ligne Le report de l’age de liquidation à taux plein de 65 ans à 67 ans va pénaliser tous ceux et celles qui ont des carrières incomplètes et qui doivent attendre 65 ans pour toucher leur retraite sans décote ou le minimum vieillesse (l’ASPA). Et en premier lieu les femmes : aujourd’hui, trois femmes sur dix sont concernées.

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