Législatives 2012

Présidentielles et législatives dans le Tarn : pour vivre ici, dignement, de notre travail

Mercredi matin, dans notre local d’Albi, avait lieu la présentation officielle des deux candidates et du candidat qui défendront les couleurs d’Europe Écologie – les Verts lors des prochaines élections législatives des 10 et 17 juin prochains dans le Tarn. Je serai présent sur la première circonscription, Catherine Manuel sur la deuxième et Francine Ricouart sur la troisième. Pour l’ensemble du groupe local Tarn, cette présentation lance véritablement les campagnes présidentielle et législative dans notre département. Éva Joly est déjà rentrée depuis un moment dans l’arène : nous sommes résolument derrière elle. Dans un contexte difficile, elle mène une campagne remarquable de courage et d’originalité. Elle prend des coups, elle en donne, c’est le lot de tout candidat à la présidentielle, mais surtout, elle fait entendre une autre voix, une autre musique politique, qui est celle que nous allons porter collectivement dans les mois qui viennent sur l’ensemble du département.

Pour décrire en quelques mots le contexte politique dans lequel s’inscrivent nos candidatures, on peut dire que l’enjeu majeur des deux élections du printemps prochain, c’est de permettre l’émergence de l’indispensable alternative dont notre pays a besoin. Mais pour faire émerger cette alternative, il nous faut d’abord répondre au profond besoin de renouvellement qu’exprime nos concitoyens, en particulier face à la crise terrible qu’ils subissent. Or, comment on renouvelle ? À EELV, nous répondons : par la parité, par l’ouverture à la jeunesse, par le refus du cumul des mandats, des fonctions et des responsabilités, et surtout par les idées nouvelles de l’écologie politique, incarnées dans le Tarn par nos trois candidatures.

Vous l’aurez compris, nous ne sommes pas ici dans la candidature de témoignage, même si les commentaires sur la crise actuelle ont parfois tendance à passer sous silence l’urgence écologique. Ce qui est regrettable, tant cette crise multiforme (financière d’abord, mais aussi économique, sociale, et n’hésitons pas à le dire politique) est bien le produit de modèles à bout de souffle, modèles productivistes qui détruisent notre environnement et notre santé, et modèles politiques incapables de défendre les solutions justes et efficaces pour régler cette situation. Ce que nous allons porter dans cette campagne, c’est donc l’indispensable projet de transformation de la société par l’écologie. Car les enjeux sont trop importants pour se contenter d’accompagner l’austérité comme le propose François Hollande. Ou pour faire croire aux Français qu’après avoir permis depuis trente ans les délocalisations, on redécouvre d’un seul coup les vertus du « made in France ». Mais le « produire en France » que propose par exemple le président du Modem n’est qu’une mystification, qui entraînerait inexorablement la baisse des salaires, pour faire face à une concurrence européenne et mondiale toujours accrue. Celui que nous défendons, c’est le produit de la transformation écologique de la société, avec un million d’emplois dans l’économie verte à l’horizon 2020, un million d’emplois non délocalisables, bien rémunérés et qui permettront à la société dans son ensemble de vivre mieux. Ce que nous portons, c’est un projet crédible, reconnu par de nombreux économistes, un projet juste, qui s’adresse à tous.

Soyons-en convaincus : la population comprend de mieux en mieux les problématiques écologistes, elle peut mesurer, partout où nous avons des élus, la dimension originale et surtout efficace des solutions que nous portons. Depuis les dernières élections européennes et régionales, on voit bien que les écologistes sont devenus incontournables. La naissance du premier groupe parlementaire écologiste au Sénat en est le révélateur. Les scores souvent inédits réalisés par nos candidates et nos candidats lors des dernières élections cantonales (Je pense à Julien Bestion ou à Marie-France de Truchis à plus de 10% sur Albi, à Stéphane Deleforge à près de 20% sur Cuq-Toulza, à Catherine Manuel à 14% sur Cordes sur Ciel) confirment, si besoin était, cet ancrage de l’écologie politique dans le Tarn.

Le mouvement de renouvellement qui nous porte doit désormais être amplifié. Pour cette élection législative, EELV présente trois nouveaux visages, trois personnes plutôt jeunes, mais trois personnalités qui ont déjà de l’expérience, et qui sont reconnues sur leurs territoires, par les actions associatives et militantes qu’elles y mènent. Nous formons une équipe composée de deux femmes et d’un homme : concernant la parité, c’est bien sûr un message politique fort. Certes, le découpage imposé par Alain Marleix au profit de Bernard Carayon a porté de 4 à 3 le nombre de circonscriptions dans le Tarn. Il était donc difficile de réaliser la parité parfaite. Soit. Mais nous, contrairement à d’autres formations politiques qui ont parfois bien du mal à mettre en adéquation leurs paroles et leurs actes, nous n’éprouvons pas de difficulté à permettre à des femmes d’accéder aux responsabilités. La parité n’est pas qu’un mot chez nous. Mais rappelons-le : pour pouvoir la mettre en œuvre, encore faut-il s’imposer le non-cumul des mandats. Pour conclure, précisons que chacun d’entre nous est accompagné dans cette élection par un élu local reconnu. Pour la première circonscription : Marie-France de Truchis, conseillère municipale albigeoise. Pour la deuxième, Guillaume Cros, albigeois lui aussi, président du groupe des élus écologistes au conseil régional de Midi-Pyrénées. Et pour la troisième, Patrick Grégoire, conseiller municipal d’opposition à Lavaur. Ces trois élus vont pouvoir mettre toute leur connaissance des dossiers et des territoires au service de ces candidatures nouvelles, qui incarnent le besoin de renouveau notre volonté de transformer la société par l’écologie. N’hésitez pas à nous rejoindre pour construire, ensemble, ce projet alternatif qui nous permettra de vivre ici, dignement, de notre travail.