régionaux

Conseil Régional / Assemblée Plénière du 28 Février 2011

Pour rapprocher Paris de Toulouse, oui au TGV en réaménageant les lignes existantes !

Convention de financement de la LGV

Lundi 28 Février, en Assemblée Plénière les Conseillers régionaux devront voter la convention de financement
de la LGV Tours-Bordeaux, première étape annoncée pour la concrétisation de la LGV Bordeaux-Toulouse,
Toulouse-Barcelone.

Conformément à nos positions, nous voterons contre cette convention de financement car la seule solution
pour que le TGV arrive plus rapidement à Toulouse est le réaménagement des lignes existantes.

Ecologiquement irresponsable, trop couteuse, mal financée l’option LGV est irréaliste.

Le choix d’un gouffre financier au dépens des compétences propres aux régions

A l’heure où l’Etat met à mal les ressources des collectivités par la réforme fiscale, les régions ne
peuvent se permettre de prendre en charge des infrastructures nationales. A ce jour le projet de LGV
Bordeaux-Toulouse est estimé au minimum à 5.2 Milliards d’euros alors que l’aménagement défendu par
Europe Écologie représente au plus un milliard avec un différentiel temps sur le trajet Pairs- Toulouse de trente
minutes. Il est inacceptable pour un gain de temps aussi infime de dépouiller notre collectivité au dépens de
ses propres compétences (aménagement du territoire, transports régionaux...). D’autant plus lorsqu’il s’agit de
financer un projet qui ne verra jamais le jour au vu de son coût pharaonique et de la réticence de collectivités
de plus en plus nombreuses.

La supercherie du partenariat public privé (PPP)

Avec une participation de Vinci de seulement 29% au lieu de 50%, le PPP est une supercherie . Il s’agit
là d’une privatisation rampante. La Région devra financer les travaux de la LGV puis aura l’obligation de verser
un droit de passage à RFF pour faire circuler ses TER sur cette ligne ! La collectivité devrait donc payer à deux
reprises alors que Vinci, grâce aux garanties de l’État ne participera au final qu’à hauteur de 5% et touchera
des royalties pendant 50 ans.

Un choix écologiquement irresponsable

Au delà des raisons financières, nous ne pouvons approuver la LGV au regard des dégâts écologiques
que celle-ci génère.

Sur le plan de la biodiversité, les tracés choisis par RFF sont destructeurs d’espaces naturels remarquables
et sensibles. Par ailleurs, les mesures compensatoires proposées ne sauraient dédommager les dégâts causés
à la nature. Bien au contraire, cette démarche initie une nouvelle marchandisation, celle de la biodiversité.

Sur le plan énergétique, là encore les nouvelles lignes sont problématiques. Au delà de 250 km/h les
consommations d’énergie et les nuisances sonores sont considérables.

François Simon, Vice-président, Guillaume Cros Président de groupe
Pour les élu-e-s Europe Ecologie – Les Verts au Conseil régional Midi-Pyrénées

Contact Presse : Nawel Laglaoui – 06 82 33 79 26

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