IDEES

Libération du 20 avril 2019

Nicolas Hulot : « Je ne ressens plus de colère, mais de l’incompréhension »

A la veille des annonces de Macron sur le grand débat, qui pourraient être peu ambitieuses sur l’écologie, l’ancien ministre tire la sonnette d’alarme. Pour lui, il est temps de dépasser les plans théoriques et d’aller chercher des financements. Tout en s’appuyant sur les mouvements citoyens.

Alors qu’on attend les annonces post-grand débat national d’Emmanuel Macron jeudi, Nicolas Hulot appelle l’exécutif à écouter les revendications des marches, pétitions et grèves pour le climat. L’ancien ministre de la Transition écologique et solidaire, président d’honneur de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme (FNH), l’exhorte aussi à se donner les moyens de ses ambitions.

Dans l’allocution que le Président devait prononcer le 15 avril, il n’y avait presque aucune mesure sur l’écologie. Cela vous révolte, vous attriste ?

Ce qui a fuité dans les médias laisse craindre que l’exécutif se contente d’acheter la paix sociale à travers des annonces qui touchent à des scandales du quotidien, comme le coût des Ehpad, mais sans engager le début d’une politique de transition écologique et solidaire. Or il y a aussi eu de nombreuses manifestations pacifiques, familiales et créatives, notamment des marches pour le climat, dont le gouvernement devrait s’inspirer. Il devrait en tirer une forme d’injonction positive. Mais à ce stade, je n’ai pas le sentiment que ces manifestants-là ont été écoutés. « Le progrès, c’est la révolution faite à l’amiable », disait Victor Hugo. Nous avons une révolution à faire, et la fenêtre est très courte pour la faire de cette manière. C’est notre survie qui est en train de se jouer. J’aimerais que les responsables politiques entendent tous les [... lire la suite]

Voir en ligne : L’intégralité de l’article sur le site de Libération

Commentaires