Municipales à Castres : renouveler pour réussir l’alternative - l'écoloCASTRES, le blog

hebdo de BENOIST

Municipales à Castres : renouveler pour réussir l’alternative

Vendredi prochain devrait avoir lieu une réunion de l’ensemble des forces de gauche pour aborder la question des municipales. Cette rencontre est attendue. D’abord par notre électorat, qui veut savoir dans quelle configuration la gauche va se présenter à cette élection. Nous avions exprimé le souhait que cette réunion se tienne plus tôt, mais mieux vaut tard que jamais.

Je n’ignore pas que chaque formation politique a son calendrier et ses procédures de décisions, qui seront validées in fine par leurs militants. De fait, vendredi soir, aucune fumée blanche ne sortira de la salle de réunion, pour annoncer que l’union dès le premier tour se fait ou pas, et qui mène la ou les listes de gauche.

A cinq mois de l’échéance, il n’est plus question de tourner autour du pot, de laisser de côté les sujets sensibles, par peur de froisser les uns ou les autres Si nous avons déjà perdu beaucoup de temps pour nous rencontrer, participons à cette réunion avec comme objectif premier de ne pas en perdre davantage. Pour cela, nous adressons, dès aujourd’hui, à nos partenaires une série de questions. Nous souhaitons les inscrire au cœur des débats de la réunion. Car elles ont à nos yeux le mérite de poser aussi clairement que possible les enjeux. Ces questions sont les suivantes :

- 1. Dans le contexte actuel, difficile pour la gauche, pensez-vous que l’union dès le premier tour soit la meilleure configuration pour mobiliser notre électorat et se donner une chance de l’emporter face à Pascal Bugis et au FN ?
- 2. Si oui, êtes vous prêts à entamer au plus vite le travail qui doit nous mener à des positions communes sur l’ensemble des sujets qui vont être au centre de la campagne (lutte contre les inégalités, autoroute, sécurité, formes du développement économique, intercommunalité, démocratie participative… tout cela dans un contexte financier extrêmement tendu) ?
- 3. Dans le cas d’une liste d’union, acceptez-vous qu’aucune formation politique ne soit à elle seule, non seulement hégémonique, mais même majoritaire ? Autrement dit, acceptez-vous de participer à la constitution d’une majorité sur des bases totalement nouvelles, pour ne pas dire inédites, qui dépassent les rapports de force traditionnels, pour s’appuyer sur un véritable partenariat, ancré dans le projet commun ?
- 4. Dans ce scénario, la question de la tête de liste ne saurait être un préalable : elle sera un aboutissement. La désignation de celles et ceux qui exerceront les fonctions de maire, de premier adjoint, d’adjoints, de président de la communauté d’agglomération (si la gauche y est majoritaire) seront le produit d’un choix collectif.

C’est bien une feuille de route que nous proposons à nos partenaires de gauche. Elle peut, au choix, intriguer, ou irriter. Mais elle peut aussi séduire. Pourquoi ? Parce qu’elle permet de donner consistance à l’union. Chacun peut réellement s’exprimer et participer à l’élaboration des choix, puisqu’une telle architecture nous oblige à écouter l’autre, à débattre, à construire ensemble. Sans cette totale remise en cause des modes de fonctionnements politiques traditionnels, la gauche sur notre ville ne pourra pas, au vu de son histoire et de la situation actuelle, être exacte au rendez-vous. C’est tout le sens du renouvellement que nous portons. C’est une voie nouvelle, exigeante, et chacun est libre de l’emprunter à nos côtés. Car n’oublions pas une chose : l’union ne saurait être une fin en soi. De nouvelles méthodes et de nouveaux horizons : c’est ainsi que nous pourrons nous mettre en situation de redonner confiance aux citoyens, afin de mener la transformation écologique et sociale dont notre ville – et notre époque toute entière - ont besoin.