Les mots du jour

Les mots du jour / septembre 2018

27 septembre : " Jamais et nulle part la famille n’a été le fondement de la société. " [...] " Ce qui fait société, ce ne sont jamais les rapports de parenté, même dans les sociétés tribales : ce sont les rapports politico-religieux. Ceux-ci englobent tous les groupes de parenté et leur octroient une identité et une unité communes. Ils instituent la souveraineté des groupes humains - clans, castes ou classes - sur un territoire, ses habitants et ses ressources. C’est le politico-religieux qui fait société et non la famille." Cliquez


25 septembre : " Lorsque nous célébrons la naissance d’un enfant, en le portant dans nos bras, en regardant cet être dont personne ne peut deviner ce qu’il fera ni qui il sera, nous admirons cette capacité qu’il possède de renouveler le monde. Nous sommes émus par ce nouveau-né qui ne connaît pas le monde dans lequel il s’insère et que le monde ne connaît pas encore, et mesurons l’indétermination et l’imprévisibilité qui sont au fond de chaque être humain et conditionnent aussi sa liberté entendue comme le pouvoir de poser un acte qui rompt avec le passé. La natalité signifie que chaque être humain, du fait qu’il est né, est non seulement capable d’accomplir une action neuve, mais encore qu’il doit le faire. Le nouveau-né renvoie chacun au fait qu’il doit assumer sa liberté, agir et s’engager dans le monde, au lieu de s’enfermer dans des comportements stéréotypés " Cliquez


21 septembre : " Après la mort de l’âme la science tente de trouver l’immortalité du corps, pour nous consoler. On mourrait plus jeune mais il y avait l’au-delà. Aujourd’hui on vit jusqu’à 80 ans mais on perd l’éternité : avouez que ça rétrécit. " Cliquez


20 septembre : " ... le domaine des arbres est parmi les plus méconnus du vivant, et l’homme ne se sauvera pas sans se préoccuper de ses forêts. " Cliquez


19 septembre : " Il n’y a plus de communauté humaine, il y a un ensemble de droits qui ne font pas société. " Cliquez


17 septembre : " Nous dépassons maintenant l’espace de fonctionnement sécurisé pour l’humanité sur cette planète, et il n’y a aucun signe que l’activité économique soit en cours de découplage, à l’échelle qui serait requise, avec l’usage des ressources ou la pollution. Aujourd’hui, résoudre les problèmes sociaux au sein des nations européennes ne demande pas plus de croissance. Cela implique une distribution plus juste du revenu et de la richesse que celle que nous pouvons observer. " Cliquez


14 septembre : " Nous habitons désormais dans un monde économique sur lequel plane le présage d’une apocalypse différée ou simplement tenue à distance. " Cliquez


10 septembre : " On a bien analysé aussi le désenchantement démocratique. Ce qui manque c’est en quelque sorte le dessein d’un chemin. Et pourquoi n’y a-t-il plus ce chemin, on pourrait dire une vision du progrès pour faire vite ? " Cliquez


9 septembre : " Le siècle à venir doit se libérer de la tyrannie du progrès et du mythe de l’histoire – ou de la science – capable de changer la nature de l’homme. Un tel programme peut certes condamner ceux qui s’en réclament à passer pour des hérétiques, peu importe : c’est toujours l’hérésie qui dessine les figures du futur. Valeureux donc les dissidents, quitte à être écartés et parfois même condamnés. Et donc, si tenter de comprendre ce qui fait tourner le monde rend pessimiste, il y a encore suffisamment de raisons de travailler à le changer pour demeurer optimiste. " Cliquez


9 septembre : " Seuls des changements immédiats et des engagements de court terme, dans le cadre d’objectifs clairs et ambitieux à horizon 2030, peuvent nous permettre de relever le défi climatique. Celui-ci nous enseigne que le long terme dépend de décisions de court terme, lesquelles permettront aux générations futures de ne pas devoir se résigner au pire. " Cliquez


8 septembre : " L’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron n’est pas seulement la conséquence d’un séisme historique, qui a vu l’implosion du Parti socialiste et du parti Les Républicains. C’est aussi l’aboutissement de l’histoire longue de la haute fonction publique, qui a cessé de défendre l’intérêt général pour se battre en faveur de ses seuls intérêts.

Pour comprendre cette sécession des élites publiques et décrypter les débuts du nouveau quinquennat, il faut savoir comment la caste a d’abord réalisé, grâce aux privatisations, un hold-up à son profit sur une bonne partie du CAC 40 ; puis comment, par le jeu des pantouflages ou de rétropantouflages, elle est parvenue à privatiser quelques-uns des postes clés de la République jusqu’à porter l’un des siens au sommet de l’Etat.

C’est cette enquête que La Caste s’applique à mener, en dressant l’état des lieux du système oligarchique français ; en se plongeant dans les combats engagés par les défenseurs de la République – en 1848, en 1936 ou encore en 1945 –, pour que celle-ci dispose enfin d’une haute fonction publique conforme à ses valeurs. " Cliquez


7 septembre : " En grec, il y a un mot qui s’appelle "hubris", c’est la malédiction des dieux. Quand, à un moment donné, vous devenez trop sûr de vous, vous pensez que vous allez tout emporter. " Cliquez


6 septembre : " On ne se fait pas tout seul. " Cliquez


5 septembre : " Ce sont ces oligarchies qui gouvernent la planète. La démocratie française, comme toutes les autres, est une démocratie simulative. Elle fonctionne institutionnellement, mais elle n’a pas le pouvoir réel sur les choses essentielles, et notamment sur l’économie… " Cliquez


4 septembre : " Toute vérité ne jaillira jamais que d’une dispute. " Cliquez


3 septembre : " Les « idées » se nourrissent de la réflexion en profondeur, et de l’expérience, des espoirs et des contestations de ceux qui, au sein de la société, aspirent à un monde meilleur, plus juste. " Cliquez

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