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EcoJOLY / l’économie verte du projet d’Eva JOLY

Le projet économique d’Eva JOLY : les budgets participatifs dans les quartiers (16/23)

Europe Ecologie - Les VERTS développe un projet économique ambitieux, novateur qui débouchera sur une « transition écologique de l’économie ». Ce projet donne des réponses à des problématiques complexes mais dont les contours sont accessibles au plus grand nombre si on ne noie pas le lecteur dans un jargon économique de spécialiste…Je vous propose, en 23 articles thématiques, en 23 semaines (jusqu’aux élections) d’en voir les enjeux et surtout les mesures concrètes.

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Le budget participatif est un processus par lequel la population contribue à définir une partie de la destination des ressources publiques, en général une partie des investissements, sur un territoire défini. C’est donc un processus de coproduction de la décision publique.

Les Budgets participatifs sont nés au Brésil en 1988, dans la Ville de Porto Alegre.

Ce "concept" s’est exporté dans plusieurs régions du monde et notamment en Europe. En fonction de la culture et des institutions nationales, mais aussi de l’existant localement en matière de concertation, chaque collectivité invente sa propre organisation.

Des groupes de travail composés d’habitants d’un quartier sont constitués. Ils listent des aménagements qu’ils souhaitent voir installer dans leur quartier. Ceux-ci concernent en général essentiellement l’amélioration du cadre de vie : la voirie, les espaces verts, les aires de jeux, les cheminements piétonniers, les bâtiments publics…

Après examen par les élus et les services municipaux, les groupes d’habitants établissent le budget participatif de leur quartier.

Le « Budget Participatif » concerne le budget des collectivités locales (Mairies, départements, Régions...).

Mais, plus précisément le Budget Participatif repose sur l’idée que les citoyens peuvent années après années co-construire le budget de la collectivité locale avec celle-ci, pour définir les priorités avec elle et non pas attendre la fin du mandat pour dire, par le vote : vous avez bien géré ou vous n’avez pas bien géré la collectivité locale.

Ce sont les citoyens qui définissent par eux-mêmes et collectivement les priorités à l’échelle de leur quartier mais aussi à l’échelle de toute la ville, en cherchant toujours l’intérêt général, et les transmettent ensuite à la collectivité locale qui les discute avec les citoyens et, une fois le budget arrêté, les mettent en œuvre (réalisation des travaux, mise en place des services...) sous le contrôle des citoyens.

IL S’AGIT D’UN PROCESSUS DE CO-PRODUCTION DE LA DECISION PUBLIQUE qui responsabilise à la fois les élus et les citoyens et qui permet que les réels besoins des habitants soient mieux pris en compte dans les décisions budgétaires.

Nous, écologistes, sommes attachés à la démocratie participative : elle peut prendre d’autres formes que le budget participatif : conférences de consensus ou de citoyens, référendum locaux, rénovation des conseils d’habitants, forum citoyen, conseil de quartier…nous devons faire évoluer la ville et la démocratie vers davantage d’implication des habitants, des citoyens et leur donner les moyens financiers d’aller au bout de projets concrets d’intérêt général. De nombreuses villes se lancent dans cette démarche en France, il est temps de généraliser ces pratiques et les rendre attractives.

Des limites existent à ces expériences, nous les connaissons : faible implication réelle des habitants, le dernier qui parle à raison, pression potentielles entre habitants, etc…mais à nous de proposer une autre société, une société écologique dans laquelle un homme = une voix.

P.-S.

Il est temps de bâtir un nouveau modèle pour une économie décarbonée, dénucléarisée, efficace en ressources, relocalisée, définanciarisée, qui met la réduction des inégalités et l’emploi au cœur du projet.

La semaine prochaine : La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE)