Euro députés VERTS/ALE

Le Parlement européen commémore officiellement le génocide Tsigane

Reconnaissance par l’UE du génocide Tsigane

Ce mercredi 2 février à 15h00 à Bruxelles, la session plénière du Parlement européen s’ouvrira avec la commémoration du génocide Tsigane durant la Seconde Guerre mondiale. Cette initiative voulue de longue date par les familles des victimes du génocide et les associations tsiganes est un acte de reconnaissance historique à l’échelle européenne.

Catherine GREZE, eurodéputée du Groupe des Verts/ALE, à l’origine de cette initiative, a estimé que :
“Cet acte de mémoire et de reconnaissance, réalisé au moment de la commémoration de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz, marquera cette législature. En rendant hommage aux victimes tsiganes massacrées par le régime nazi, le Parlement européen honore la mémoire de près d’un million de personnes trop longtemps oubliées dans la mémoire collective”.


Questions parlementaires 15 décembre 2010 O-0213/2010

Question avec demande de réponse orale au Conseil

Article 115 du règlement Catherine Grèze

Kinga Göncz, Cornelia Ernst, Lívia Járóka, Renate Weber, Alexander Alvaro, Catherine Bearder, Izaskun Bilbao Barandica, Lothar Bisky, Eva-Britt Svensson, Leonidas Donskis, Isabelle Durant, Ioan Enciu, Monika Flašíková Beňová, Thomas Händel, Rebecca Harms, Heidi Hautala, Stephen Hughes, Sophia in ’t Veld, Andrey Kovatchev, Jean Lambert, Ulrike Lunacek, Monica Luisa Macovei, Claude Moraes, Mariya Nedelcheva, Nadezhda Neynsky, Rovana Plumb, Raül Romeva i Rueda, Jutta Steinruck, Hannes Swoboda, Csaba Sándor Tabajdi, Hannu Takkula, Rui Tavares, László Tőkés, Kyriacos Triantaphyllides, Lambert van Nistelrooij, Gianni Vattimo, Marie-Christine Vergiat, Cecilia Wikström, Gabriele Zimmer

Objet : Reconnaissance par l’Union européenne du génocide tsigane pendant la Deuxième Guerre mondiale

Des membres de la communauté Rom et des gens du voyage souffrent de discrimination et d’exclusion dans toute l’Europe : régulièrement, ils sont la cible de propos et d’attaques racistes, de harcèlement de la part des forces de police, et se voient refuser leurs droits fondamentaux de citoyens. La discrimination dont ils sont victimes se retrouve dans toutes les sphères de leur quotidien, principalement dans le domaine de l’éducation, de l’emploi, du logement et des soins de santé.

La méconnaissance de l’histoire des tsiganes par la majorité de la société explique pour une large part les préjugés dont font l’objet les tsiganes et constitue également un obstacle à leur intégration au sein de l’Union européenne.

Bien peu savent qu’au cours de la Deuxième Guerre mondiale, à l’instar des Juifs, les membres de la communauté rom ont été opprimés par le régime nazi pour des motifs d’ordre racial ; des dizaines de milliers de tsiganes ont été assassinés dans les territoires occupés de l’Est et des milliers d’entre eux ont été tués dans des camps d’extermination. Dans l’Europe occupée, même si le sort des tsiganes variait d’un pays à l’autre, ils ont été soumis à la persécution.

Certains États membres de l’Union, telle l’Allemagne en 1982, ont déjà reconnu le génocide des tsigane durant la Deuxième Guerre mondiale. Un geste identique de la part de l’Union européenne représenterait un événement historique pour les membres de la communauté rom et des gens du voyage et pour l’Europe.

Le 27 janvier 2011, des commémorations auront lieu à l’occasion de l’anniversaire de la libération d’Auschwitz. Cet événement est une occasion historique de rappeler aux citoyens européens les horreurs de l’Holocauste vis-à-vis de toutes les victimes du régime nazi.

Le Conseil n’estime-t-il pas que les tsiganes ont le droit d’obtenir la reconnaissance par l’Union européenne d’un passé commun mouvementé ? Quelles sont les mesures prévues par le Conseil pour forger une meilleure compréhension, parmi les citoyens européens, de l’histoire qu’ils partagent avec les tsiganes ?

Voir en ligne : sur le site de Catherine GREZE

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