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La présidentielle : l’expression de tous les possibles

La présidentielle est l’élection majeure de notre vie politique. Contrairement à la majorité des autres démocraties européennes, en France, le principal dirigeant de l’exécutif ne procède pas de la majorité des représentants du peuple mais est élu directement par l’ensemble des citoyens.

Cette particularité constitutionnelle donne à l’élection présidentielle française un statut prédominant sur l’ensemble de notre système politique qui fait de celle-ci un passage obligé. L’élection présidentielle est incontournable pour tous les partis politiques.

Après près de quarante années de présence électorale et plus de deux décennies de militantisme politique, portée principalement par Les VERTS, l’écologie politique a, enfin, trouvé toute sa place au sein du spectre politique français. Avec cette particularité de proposer une réelle alternative politique.

Europe Ecologie-Les VERTS se doit de présenter un(e) candidat(e) à la prochaine élection présidentielle pour la bonne et simple raison qu’aucun autre parti n’a fait, pour le moment, de l’ensemble des fondamentaux de l’écologie politique son socle programmatique.

Certains, encore hantés par le cauchemar du 21 avril 2002, s’épanchent dans les rubriques de quotidiens nationaux, pour nous expliquer qu’il est impératif, pour contrecarrer la candidature du FN, de tout faire pour ne pas empêcher le candidat du PS d’être présent au second tour. Et pour cela de proposer aux militants d’Europe Ecologie-Les VERTS de réfléchir, dès maintenant, à l’éventualité de ne pas présenter de candidature écologiste lors premier tour. Et bien sûr de voter PS dès le premier tour.

D’autres, dans le même état d’esprit, se laissent aller à conditionner la participation d’Europe Ecologie-Les VERTS à l’élection présidentielle en fonction de la hauteur du candidat PS dans les sondages (<25%) trois mois avant le scrutin. Et de troquer, avec le PS, ce retrait contre un quota d’investitures écologistes lors de la législative suivante.

Ils oublient, tous, que l’élection présidentielle de 2007 a démontré qu’une candidature PS au second tour n’est pas obligatoirement une promesse de victoire pour la gauche.

L’élection présidentielle doit être l’expression de tous les possibles.

La gauche est diverse. Et c’est tant mieux. Diversité n’est pas pour autant division. Les militants et les sympathisants de gauche veulent la victoire de la gauche. Mais ils veulent aussi que les idées qu’ils défendent puissent prendre part au débat démocratique que permet l’élection présidentielle. C’est le rôle du premier tour : mobilisation générale de tout le peuple de gauche.

Quant au second tour, il amplifiera la dynamique du premier tour à la condition incontournable que celle ou celui qui représentera la gauche, d’où qu’elle/il vienne, aura révélé, tout au long de sa campagne, sa capacité à rassembler et à porter, lors du deuxième tour, un projet négocié en amont qui s’inscrira dans un accord global de mandature de la législative suivante.

CAZOTTES Jean-Marc, le mercredi 9 février 2011