le blog-notes

LAISSONS LES RUINES

bulletin spécial MUNICIPALE / Avril 2008

EcoloCASTRES n°5 février 2007 … et finirons, tous ensemble, mais les uns sans les autres, et très certainement les autres contre les uns, dans un « Boucan d’enfer » (RENAUD).

A Castres, comme à Albi, les rabibochages à gauche les soirs de premier tour n’entraînent aucune dynamique. Bien au contraire : moins de voix au deuxième tour qu’au premier tour dans les deux cas. Paraphrasant Aristote, Les VERTS, avec d’autres, n’ont cessé de le répéter tout au long de la séquence électorale des municipales : L’union, dès le premier tour, vaut plus que la somme des parti(e)s, au second tour. Quand , en plus, cette somme n’est que partielle, on doit s’attendre au pire. Et le pire est arrivé : jamais la gauche, à Castres, n’a fait un si faible score aux municipales depuis les années 70. Et, cerise sur le gâteau, un Bugis II succédant à un Bugis I avec plus de 50% dans une triangulaire opposant deux listes de droite. C’est dire l’état de la gauche locale.

Bien sûr, au grand jeu de la patate chaude de l’échec, chaque camp renverra la responsabilité de la défaite sur l’(es) autre(s). Comme toujours en politique, le responsable c’est l’(es) autre(s).

Bien sûr, certains reprochent à quelques « nigauds de gauche » d’avoir vendu leur âme à un candidat de droite.

Bien sûr, certains reprochent à un jeune nouveau venu son positionnement archéo-partisan.

Bien sûr, certains reprochent à un candidat expérimenté d’avoir assumé l’opposition au maire sortant-reélu pendant sept ans.

Bien sûr, certains reprochent à d’autres d’avoir choisi des chemins détournés pour exister politiquement.

Bien sûr, certains reprochent aux Alternatifs et aux Verts d’avoir été attentistes, et donc inopérants, en faisant le choix de ne pas choisir un camp plutôt qu’ un autre.

Bien sûr, bien sûr, bien sûr…

Et pourtant les résultats de la gauche, sur Castres, au deuxième tour de la présidentielle autorisaient l’espoir.

Et de plus la décote du Président de la République, leader national de la droite, renforçait cette espérance.

Et surtout le combat local, sans merci, à droite, ouvrait la possibilité d’une victoire à gauche.

Encore fallait-il en avoir la volonté, fallait-il que l’intérêt des castrais soit une priorité.

Hélas l’échec de la réunion de la gauche du jeudi 20 décembre 2007 annonçait celui du dimanche 16 mars 2008.

Tout est à reconstruire ? Non. Laissons les ruines.

Tout reste à inventer.

Reste à inventer une gauche rassemblée respectueuse de sa diversité.

Reste à inventer une gauche rassemblée forte de ses convictions.

Reste à inventer une gauche rassemblée au service de l’intérêt général.

Reste à inventer une gauche du XXI siècle.