IDEES

La vie des idées

L’essor des listes participatives

Autour de la campagne des élections municipales 2020

La crise sanitaire semble amplifier une certaine méfiance à l’égard du pouvoir exécutif et réduire la représentation nationale dans l’espace public. Les listes citoyennes qui ont fleuri lors des élections municipales permettront-elles d’assurer la réinvention démocratique, sociale et écologique ?

À l’occasion de la campagne des élections municipales françaises de 2020, les listes dites « participatives et citoyennes » qui fleurissent un peu partout sur le territoire, ont le vent en poupe. La presse quotidienne nationale (notamment Libération, Le Monde, ou encore Médiapart) et régionale, se penche avec une intensité inattendue sur ces citoyennes et citoyens qui présentent une liste en dehors des circuits politiques classiques, parfois sans le soutien du moindre parti. La filiation, souvent revendiquée, avec l’expérience du village drômois de Saillans attise incontestablement cet intérêt, tant l’arrivée au pouvoir d’une liste montée par les habitants a été l’objet d’un emballement médiatique en 2014.
Politiquement, les tenants des mouvements « municipalistes » participent à l’engouement pour ces listes. Le municipalisme, dans ses formes réformistes ou plus radicales, propose en effet de faire du niveau communal l’espace prioritaire de réinventions démocratiques, sociales et écologiques. Pour celles et ceux qui veulent changer le système par le bas, les regroupements d’habitants affirmant vouloir prendre le pouvoir dans leur ville, en s’affranchissant des règles classiques du jeu politique, fournissent un formidable espace de mise en œuvre des principes municipalistes, tant sur la forme de l’action – exigence démocratique dans la composition des listes, du programme – que sur les objectifs politiques – éco-socialisme, démocratie directe.

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