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Finalement il n’y aura pas de jeux vidéo à la bibliothèque : le fait du Prince ?

Il reste un trou. La discothèque venait d’être réagencée pour dégager un espace pour les jeux vidéo. Installation d’un écran géant, de casques, de fauteuils. Et deux semaines plus tard, tout a disparu, le projet est « suspendu ». Un pas en avant vers la nouveauté, deux pas en arrière vers la fermeture.

Il y avait de quoi être surpris de voir apparaître des jeux vidéo dans espace dédié à la culture. Et pourtant, tous nos gamins ont des consoles et partagent entre eux et avec leurs parents, ces univers virtuels oniriques, guerriers, drôles, ludiques, éducatifs, (trop) violents aussi parfois. Il y a des émissions télés consacrées aux jeux vidéo, il y a des héroïnes et des héros qui sont passés dans l’imaginaire collectif. Bref utilisons les grands mots, il y a une culture du jeu vidéo qui s’est développée et installée.

Les animateurs de la bibliothèque ont donc fait leur boulot, celui de sentir l’époque, d’amener les jeunes à la bibliothèque, de leur proposer des jeux plutôt que de leur laisser consommer du jeu en solitaire. Ils ont certainement dû construire un projet, chercher des retours d’expériences d’autres villes, consulter les personnes concernées avant de se lancer : matériel, création d’un espace et achat de jeux on suppose. Et au moment où le public a pu constater les changements, poser des questions, s’intéresser à l’avenir du lieu, tout s’arrête.

Lançons des hypothèses. Un élu, une élue, là-haut dans les sphères, a eu vent du projet « jeux vidéos à la bibliothèque ». Comment, dans une bibliothèque, lieu de culture, des jeux vidéo, et pourquoi pas des skates… Suite logique de l’épisode, en tout cas à Castres, tout est stoppé démonté rangé. On peut appeler ça le fait du Prince, ou celui de la Princesse. Mais qui sait ? Quoiqu’il en soit, c’est un bien mauvais message en direction des jeunes de la ville : après le skate relégué en périphérie, les jeux vidéos interdits de bibliothèque. Mais avant d’être médisant, attendons la vraie explication, celle qui nous sera donnée dans le Castres Magazine par exemple.