Europe Ecologie Les Verts CASTRES / Conférence de presse de déclaration de candidature à l’investiture pour les législatives de Benoist Couliou, le 30 août 2011. - l'écoloCASTRES, le blog

Législatives 2012

Europe Ecologie Les Verts CASTRES / Conférence de presse de déclaration de candidature à l’investiture pour les législatives de Benoist Couliou, le 30 août 2011.

Je m’appelle Benoist Couliou, j’ai 34 ans. Je suis marié, père de deux enfants de 12 et 4 ans, et j’enseigne l’histoire-géographie au collège de Brassac.

En quelques mots, je souhaiterais dresser devant vous les grandes lignes de mon parcours, de ce qui m’amène aujourd’hui à répondre favorablement à la sollicitation de présenter ma candidature à l’investiture d’Europe Écologie- les Verts sur la première circonscription du Tarn. Comme vous allez le voir, c’est le parcours d’un Breton tarnais, marqué par quelques lignes directrices fortes.

Tout d’abord, je connais bien Castres. J’y vis depuis plus de dix ans, et j’y milite depuis plusieurs années. Mon parcours de militant m’a amené à participer à la campagne municipale de 2008 sur la liste "Castres à gauche vraiment". Parmi les moments qui me semblent marquer ce parcours militant, je citerai aussi l’animation du comité de soutien aux salariés de Dynamic, la présidence de l’association "Castres à gauche vraiment" bien entendu, et toutes les actions menées sur la ville pour la défense des sans-papiers, des retraites...Ce travail quotidien m’a permis de développer une certaine vision de la ville, de ses atouts mais aussi des grandes difficultés que connaît une partie croissante de ses habitants. Une vision de la ville, mais qui porte au-delà : je connais également bien la montagne tarnaise, puisque je m’apprête à faire ma neuvième rentrée au collège de Brassac.

Je tiens à témoigner ici de mon profond attachement à ce collège et à ce territoire. C’est sans doute cet attachement qui m’a amené à animer depuis plus de trois ans le CEPPE, le collectif de l’équipe pédagogique et des parents d’élèves du collège de Brassac, dont l’objectif prioritaire est, à côté de la lutte pour le maintien des classes et des postes d’enseignants, la volonté d’inventer les solutions pour que la montagne reste vivante, attractive, forte. Ce qui passe, notamment, par le développement des services publics. A mille lieues comme vous le voyez des conceptions de la droite, de toutes les droites, quelque soit leur étiquette. Dans la montagne, de manière peut-être plus visible qu’ailleurs, on vit douloureusement les conséquences néfastes des décisions votées à Paris : quand l’antenne des impôts quitte le village, quand les horaires de la poste sont réduits ou qu’elle ferme, quand l’école ou le collège perdent une classe... Et la cohérence politique interdit de se présenter ensuite localement comme le défenseur de cette même montagne !

Que ce soit dans ma vie professionnelle ou dans mon parcours militant, j’ai essayé de suivre quelques principes, et de m’appuyer sur quelques qualités, que mes amis ont parfois la bonté de me reconnaître. Tout d’abord l’écoute, la capacité à entendre les préoccupations de mes interlocuteurs. Cette volonté s’exprime dans ma capacité à représenter les gens, parce que je pense être fidèle à leur parole, à leurs attentes. En préparant cette conférence de presse, je me suis d’ailleurs aperçu qu’on m’a souvent confié la fonction de porte-parole : pour le CEPPE, pour les Dynamic, à Castres à gauche vraiment... Je pense aussi avoir la capacité de faire émerger des solutions nouvelles, efficaces, avec toujours à l’esprit le souci du consensus. Enfin, je crois avoir montré dans ses différentes responsabilités une certaine capacité à dialoguer avec les élus et les institutions : je pense à mes interventions pour la défense du collège, ou encore au débat sur la question, cruciale pour les territoires tarnais, de l’avenir des collectivités territoriales. J’ai toujours participé à ces discussions avec en tête l’idée de mettre ma ténacité au service de ce que je que crois juste : on pourrait résumer cette idée en disant que je suis têtu sans être borné, opiniâtre sans être agressif, d’où l’idée du « breton tarnais » évoquée tout à l’heure.

Pour conclure, j’aimerais vous dire que cette circonscription présente, du fait du redécoupage électoral, une physionomie nouvelle. Comme vous le savez, elle a été étendue à l’albigeois. Marie-France de Truchis nous apportera son éclairage albigeois sur cette situation. Pour ma part, je pense qu’il faut voir ce redécoupage comme une possibilité de mobiliser les énergies sur une grande partie du Tarn. Et les mobiliser, d’abord, autour de notre projet de conversion écologique de l’économie. La conversion écologique, c’est quoi, si ce n’est ce qui va nous permettre de vivre ici, dignement, de notre travail. Je répète : vivre ici, dignement, de notre travail. Cela passe par la relocalisation de la production industrielle. Le sud-Tarn connaît trop bien les conséquences sociales et économiques désastreuses des délocalisations. Nous devons développer de nouveaux modèles agricoles, pour permettre aux agriculteurs, par le développement des circuits-courts notamment, de vivre de leur travail. La conversion écologique de l’économie, c’est aussi, par exemple, la promotion des économies d’énergie, la promotion de nouvelles formes d’énergie, des transports collectifs, des logements sociaux de qualité et accessibles à tous...

Cette relocalisation de l’économie se fera tôt ou tard. Nous, nous pensons : le plus tôt le mieux. Et pour cela, il faut envoyer le plus grand nombre de députés écologistes à l’assemblée nationale en juin prochain.

« Vivre ici et dignement », je pense qu’on n’aura pas trop des dix mois qui nous séparent du premier tour de l’élection pour rassembler autour de ce projet le plus grand nombre d’électeurs et d’électrices. C’est ce projet que je veux défendre, et j’espère sincèrement que les adhérents d’EELV m’en donneront la possibilité.

Benoist Couliou


Introduction de Stéphane Deleforge, secrétaire Europe Écologie-les Verts du groupe local Tarn.

Les personnes présentes pour eelv :

Marie-France De Truchis, conseillère municipale d’opposition à Albi, élue écologiste depuis 2001,

André Martinez, conseiller municipal d’opposition à Castres, qui a rejoint dernièrement Europe Écologie-les Verts,

Benoit Thomasson, animateur du groupe d’action territorial de Castres La Montagne,

Guillaume Cros, conseiller régional de Midi-Pyrénées, président du groupe des élus au Conseil Régional, empêché en dernière minute, et qui a tenu à excuser son absence.

Nous avons souhaité vous rencontrer aujourd’hui, à la veille de 2 séquences électorales majeures, pour rappeler qu’Europe Écologie-les Verts tiendra toute sa place lors de ces échéances à venir. Notre implantation est maintenant réelle et nous suivons une progression constante depuis plusieurs élections : les Européennes, les Régionales et cette année les Cantonales. Il n’y a rien d’étonnant à cela car les idées que soutiennent les écologistes sont de réelles réponses aux crises que nous traversons, que ces crises soient financières, climatiques ou sociales. Les autres partis reprennent ça et là quelques-unes de nos idées mais sans la profondeur nécessaire. Europe Écologie-les Verts est à même de donner des réponses au besoin d’alternatives.

Pour ce faire, Europe Écologie-les Verts met en avant le renouvellement des personnes qui sont susceptibles d’être élues. 2012 sera une année riche, avec Eva Joly, dont on a bien compris la capacité à bousculer le jeu politique des Présidentielles. Il en sera de même ici avec le renouveau qui passera par un changement générationnel et la candidature d’une personne jeune, solide, déjà expérimentée, une personne dont les idées écologistes sont bien affirmées, sur le plan social, sur le plan de la défense des services publics, ou autre exemple, sur le plan des transports collectifs.

Cette personne, ce n’est pas un mystère, c’est Benoist Couliou. Nous lui avons demandé d’accepter de poser sa candidature à l’investiture sur la 1ère circonscription du Tarn. Nous lui avons demandé d’être ce représentant de l’alternative écologiste, et j’ai le plaisir de vous annoncer qu’il a dit « oui ».

Voir en ligne : l’article de La dépêche du Midi du 1 septembre 2011