ECONOMIE

Et si les salariés se révoltaient ?

Ce titre évoque le dernier livre de Patrick Artus. En sept chapitres bien structurés, il nous montre que le salariat se dégrade et que le partage de la valeur entre entreprises et travailleurs n’est plus équilibré. La destruction créatrice chère aux économistes ne crée plus d’emploi et renforce la polarisation du marché du travail. La population active a peur d’être remplacée par les robots. Le ruissellement de l’argent des plus riches vers les plus pauvres est un doux rêve et les gouvernements mettent en place des stratégies de surchauffe dangereuses. Artus pense que les salariés vont être tentés par la révolte car il ne peut y avoir de démocratie sans la classe moyenne qui disparaît. Avec l’exemple de l’ubérisation et des employés auto-entrepreneurs précaires, il montre les effets délétères de ce modèle. Le livre s’achève sur un plaidoyer pour un capitalisme européen qui ne tienne pas uniquement compte de l’intérêt des actionnaires. Sinon, nous dit-il, la vision de Marx sera vérifiée et conduira à la souffrance des générations futures.

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