départementaux

EELV dénonce : et 1, et 2, et 3 « Notre Dame des Landes » dans le Tarn

Castres le 04/12/2012

Le mécanisme qui permet de justifier la création d’un Grand Projet Inutile comme celui de Notre Dame des Landes est de plus en plus transparent pour les citoyens ; des élus locaux relayés par des experts nous expliquent qu’il n’existe qu’une solution pour développer l’économie d’un territoire : LE grand projet. On pourrait reprocher aux écologistes de s’opposer au progrès, mais au regard du nombre de grands ouvrages que compte la France, (autoroutes, LGV, ZAC, aéroports…), si ces projets avaient un effet bénéfique automatique, notre modèle ne serait pas en crise. Le Tarn est lui aussi concerné par 3 de ces projets : la ZAC des Portes du Tarn, le barrage de Sivens et l’autoroute Castres-Toulouse. EELV Tarn travaille depuis des années sur ces projets et en connaît parfaitement les failles. Pour chacun d’eux, la mise à mal de nos finances et de l’environnement est certaine, les bénéfices pour le territoire hypothétiques. Dans le contexte actuel de crises (économie, environnement, social), l’arrêt de ces projets est une nécessité pour permettre l’émergence d’un autre développement.

Concernant le transport, cela passe par une amélioration de l’existant et un changement des habitudes liées à la voiture individuelle. Pour les ZAC, le déplacement d’activités n’a jamais créé d’emploi : nous gagnerons tous à miser sur la coopération entre les territoires plutôt que sur la compétition. Enfin pour l’agriculture et l’eau, la réponse se trouve dans un accompagnement au changement des pratiques agricoles, vers une « agroécologie » beaucoup plus économe de la ressource en eau. Lors de ses assemblées générales comme celle du 1er décembre dernier, eelv Tarn travaille à s’opposer et à proposer. Nous invitons les citoyens qui ne se reconnaissent plus dans ces grands projets à nous rejoindre, pour trouver collectivement les moyens d’engager réellement la transition écologique.

Stéphane Deleforge, secrétaire eelv pour le Tarn.