COPENHAGUE

Copenhague : l’échec d’une pensée

Par Yves Cochet, Mathématicien, ancien Ministre de l’Environnement, Député de la 11e circonscription de Paris.

L’accord de Copenhague est un échec flagrant : il est sans avancée pour la lutte contre le réchauffement climatique. À qui la faute ? Au « développement » semble-t-il ! aliénation pour les uns, leitmotiv pour les autres. Jusqu’où de telles illusions nous mèneront-t-elle ?

Il n’y a pas d’accord de Copenhague, seulement une déclaration politique indigente de quelques dizaines de chefs d’État et de gouvernement, sans objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, sans force juridique, sans solidité financière. Ce texte est émaillé de phrases d’autant plus grandiloquentes qu’elles sont moins contraignantes, alors qu’il fallait des objectifs datés et chiffrés, des trajectoires décrites jusqu’en 2020, 2030 et 2050, et un régime de respect des obligations et de sanctions en cas de défaillance. La rédaction du paragraphe 2 de ce texte constitue un exemple de phraséologie sans ambition ni engagement : « Nous devrions coopérer pour atteindre le pic des émissions nationales et globales le plus vite possible, en reconnaissant que le passage du pic sera plus éloigné dans les pays en développement et en gardant à l’esprit que le développement social et économique et l’éradication de la pauvreté sont les premières priorités des pays en développement et qu’une stratégie de développement peu émettrice est indispensable au développement durable ». Tandis que les documents et les paroles des experts du Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) ne cessent d’affirmer que

Voir en ligne : la suite sur l’écolosphère

Commentaires