B/ CASTRES

Conseil municipal : augmentation des taxes.

Pas moins de 5 taxes étaient à l’ordre du jour de ce conseil !

- la taxe d’habitation

- la taxe de séjour

- la taxe sur l’électricité

- la taxe sur les terrains devenus constructibles

- la taxe d’aménagement

Et M. Bugis qui nous disait que les 32 millions d’euros qu’il faut payer à la lyonnaise ne changeraient rien…

La taxe d’habitation va augmenter et l’on sait que tout locataire, quels que soient ses revenus est soumis à cette taxe ; est-ce la taxe la plus juste ? Nous ne le pensons pas. La taxe de séjour concerne les personnes qui séjournent dans les hôtels ou font du camping.

La taxe sur l’électricité est une refonte d’anciennes taxes, mais sera en augmentation ; elle est liée à la « Nouvelle organisation du marché de l’électricité » qui va livrer le prix de l’électricité à la concurrence. La taxe sur les terrains devenus constructibles est nouvelle, et comme le dit le texte de loi il serait bon d’en exonérer les personnes non soumises à l’impôt sur le revenu.

La taxe d’aménagement est censée remplacer 2 anciennes taxes.

On peut décider de l’augmentation des impôts ou taxes à condition d’avoir les informations sur leur montant, sur leur impact dans la population-qui est touché et comment- et à condition que les choix budgétaires soient justes.

Nous n’avons bien- sûr aucune information précise sinon en insistant que l’augmentation de la taxe d’habitation sera de 167 000 euros. D’autres choix budgétaires auraient pu être faits, en réduisant ou annulant les investissements de l’Albinque et de la vidéosurveillance Nous n’avons pas approuvé ces taxes.

Comme bien souvent les décisions essentielles ne sont pas soumises au conseil municipal. Ainsi aucune information n’est donnée sur la situation avec la Lyonnaise, les emprunts contractés. Bugis dira même qu’il ne donnera plus d’information à l’opposition qui s’est « disqualifiée » parce qu’elle s’est « désolidarisée » ! M. Bugis veut punir l’opposition ! On pourrait en rire s’il ne s’agissait d’une conception bien particulière de la démocratie locale.

Le projet d’aménagement de la place de l’Albinque est maintenu, sans aucun débat, vu la situation financière et le dernier avenant porte le coût à 8 248649 euros, le coût initial étant de 6,5 millions d’euros !

Quant à la vidéo surveillance, nous apprendrons que 9 personnes nouvelles ont été recrutées et que le coût provisoire de l’investissement est pour le moment de 972 675 euros.

Et comme si la démocratie municipale n’était pas assez mal menée, une nouvelle délibération est votée par la majorité pour renforcer les pouvoirs du maire en matière de préemption notamment.

Des questions orales ont été posées sur la vidéosurveillance, la fréquentation des cantines, la demande de l’institut tarnais d’histoire sociale ou la nécessité d’un débat sur l’aire de la Vivarié.

Et comme souvent le mépris de l’opposition le dispute à la mauvaise foi ou au mensonge.

André Martinez, conseiller municipal