Cartes postales de BENOIST

Carte postale 1

Ecrire des cartes postales n’est plus de saison. Cela relève d’une une autre époque, avant l’avènement du numérique et des portables. Un temps révolu, légèrement suranné, qui sent bon les vacances en familles et la corvée d’écriture… Aujourd’hui, les SMS et les réseaux sociaux permettent d’informer en temps réel de ses moindres faits et gestes… Loin, très loin de la carte postale, qui arrivait bien souvent dans les boîtes aux lettres des jours après le retour de l’expéditeur. Au risque d’apparaître à contre temps, je souhaite vous écrire des cartes postales. Moins par nostalgie que par souci de vous faire partager un bout de notre nouvelle vie lauragaise, où nous a conduit une mutation professionnelle et un poste de chef d’établissement adjoint au collège de Caraman.

Mes cartes auront plusieurs destinataires, les mêmes que ceux des éditos politiques que j’écrivais il y a quelques mois. Toi, l’ami politique, avec qui nous avons commencé à construire l’alternative sociale et écologique sur la ville de Castres. Toi, l’adversaire politique, avec qui il faut continuer à débattre. Toi, l’élu(e) d’opposition, qui n’a pas voulu voir à temps qu’il fallait faire le choix fort du renouvellement et qui depuis attend, attend, attend… quoi ou qui au juste ? Et toi, lecteur, lectrice, intéressés par la chose publique, par l’écologie, par la culture, qui peste devant les évolutions de plus en plus révoltantes d’une société mais qui n’abdique pas la volonté et l’espoir du changement.

Caraman, le 17 septembre 2016

Chers tous,

Aujourd’hui, le temps alterne nuages et éclaircies. De notre balcon, j’aperçois les chevaux qui courent dans le champ voisin. Dans la salle de sports voisine, des enfants jouent un match de basket ; ça crie, ça siffle… Caraman est bien ce gros village où l’on se sent comme à la campagne, mais où la ville n’est jamais très loin.

Je reprends la lecture de l’édito de rentrée de Stéphane Deleforge. Je partage l’ensemble de ce qu’il dit. Stéphane incarne notre conception commune de l’alternative : radicale dans les propositions, mais à l’écoute des autres et dans la recherche du compromis quand il s’impose. Parce que j’ai toujours admiré son courage politique, je suis heureux qu’il reprenne le flambeau de la rédaction des éditos sur l’Ecolocastres. Nous en avons tous besoin. Et d’abord Pascal Bugis, qui ne peut plus continuer à s’ennuyer comme il doit le faire actuellement, au risque de nous déclencher une profonde déprime.

« Le Monde » est ouvert à côté de l’ordinateur. En première page : « Présidentielle : Marine le Pen prépare le second tour ». Décidément, on a du pain sur la planche.

A bientôt.

Benoist Couliou