B/ CASTRES

CASTRES : préparation du budget, tous les indicateurs sont au rouge.

La ville de castres est dans une situation préoccupante :
- la population en baisse, presque 1000 habitants de mois en 10 ans. C’est préoccupant quand les communes avoisinantes voient, elles, leur population augmenter.
- le chômage est en hausse : + 9,1%
- le logement est en difficulté avec notamment une baisse des constructions collectives.
- la dette de la ville est en forte augmentation : +10% en 1 an ! Elle passe de 75,4 M d’euros en 2011 à 82,6 M d’euros, soit 7,2 m d’euros supplémentaires.

La situation de la ville est bien préoccupante et ce ne sont pas les investissements qui vont participer à la réduction de cette dette : sur les 7,2 M de crédits nouveaux, 3,65M sont consacrés à la place de l’Albinque.

Dans ces propositions d’orientations budgétaires rie n’est prévu pour les quartiers, pas de grand projet structurant, rien de nouveau pour l’éducation, la jeunesse ou l’environnement.

J’ai défendu notamment une priorité au logement pour répondre aux besoins et pour redynamiser la ville.

La priorité ne serait elle pas de repenser les besoins en logements, rattraper le retard SRU en logements sociaux, d’adapter l’offre et la demande.

Le plan local pour l’habitat recommande de construire 200 logements par an pendant 6 ans pour justement inverser le déclin démographique actuel.

Ce n’est pas la direction qui est empruntée et le lotissement de l’Espinasse – Lézert est bien l’exemple d’une politique en total décalage.

« Les riches ont le droit de s’installer à castres et ils pourront bientôt le faire sur de beaux terrains proches du centre ville » ainsi s’exprimait M. Bugis lors d’un conseil municipal. Ces propos dans cette période de crise sont scandaleux et aberrants sur le plan économique. Quelques chiffres sur le budget de l’Espinasse :
- l’investissement de la ville se situe autour de 4M d’euros.
- 22 lots sont vendus sur une 1ère tranche qui en compte 38.Rappelons que depuis 1 an seuls 22 terrains ont été vendus, 4 depuis septembre alors qu’une personne est employée pour la commercialisation du lotissement. Le projet prévoyait 112 lots ; devant les difficultés rencontrées il n’y a plus que 2 tranches au lieu de 3 et 84 lots.

C’est le seul lotissement communal et l’investissement de la ville est énorme pour un projet qui n’est en rien adapté aux besoins. N’oublions pas que M. Bugis a aussi supprimé la subvention de 150 000 euros aux Hlm.

Je propose de réduire la superficie des parcelles actuellement entre 1000 et 1500 m2 et bien sur d’introduire des constructions collectives et en locatif. La priorité c’est qu’une population avec des revenus modestes puisse se loger à Castres. Le projet est en contradiction avec le SCOT et même le PLU qui recommandent d’économiser de l’espace et de favoriser la mixité sociale.

La ville de demain ce n’est pas des territoires réservés mais au contraire des quartiers partagés pour mieux vivre ensemble.

André Martinez, conseiller municipal.