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Conseil municipal

CASTRES / Un vent froid souffle sur notre démocratie locale.

L’opposition quitte le conseil municipal

Notre système démocratique est bien ancré dans nos habitudes, le meilleur qui soit, envié par de nombreux pays, et pourtant extraordinairement fragile. Les signes de faiblesses ne doivent jamais nous laisser indifférents. C’est ce qu’ont signifié les élus d’opposition de Castres, au maire et à ses conseillers, en quittant la table des débats lors du dernier conseil municipal. C’est un geste fort, qui coûte, qui dépasse les clivages politiques, et qui doit être entendu à sa juste mesure.

Le maire applique à la lettre une loi qui lui permet de prendre des décisions sans débattre. Et selon lui, le caractère légal de sa décision justifie son action. C’est un argument qu’il emploie souvent. C’est une façon très judiciaire de regarder la vie publique, où toute décision qui engage les citoyens de cette ville est légitime parce que M Bugis a été élu en 2008, et qu’il n’enfreint pas la loi.

L’Histoire nous enseigne pourtant que les hommes peuvent faire de fort vilaines choses en toute légalité. Ce n’est pas là le signe d’une vie publique en bonne santé, et cela éloigne un peu plus encore les citoyens des décisions. L’éducation à la citoyenneté passe par la responsabilisation, et donc par le débat, et par l’apprentissage du débat. C’est une question qui est au cœur du projet des écologistes. La démocratie participative est exigeante, et va bien au delà des réunions publiques où Mr le maire se met en face des gens pour répondre à des questions de voierie. Rappelons le slogan de la mairie de Castres lors du débat sur l’autoroute : « venez dire oui ! », et non « venez débattre ! »

Le débat, c’est la contradiction, c’est l’élaboration commune d’un projet, c’est l’acceptation des points de vue de l’autre. Cela demande du temps, c’est le temps démocratique. Pourquoi Mr Bugis et ses conseillers ne veulent-ils plus prendre ce temps ? La question leur est posée, mais pour éviter les suspicions malsaines, pour comprendre les projets à venir, pour les critiquer, pour les améliorer, pour nous les approprier, nous exigeons notre droit à débattre.

voir l’article de la Dépêche du Midi

P.-S.

EE-LV/ groupe de Castres communiqué de presse du mercredi 15 décembre 2010

Vent froid sur notre démocratie locale.

Extraordinaire et fragile, tel est notre système démocratique. Ses signes de faiblesses ne doivent jamais nous laisser indifférents. C’est ce qu’ont signifié les élus d’opposition de Castres au maire en quittant la table des débats. C’est un geste fort, qui coûte, qui dépasse les clivages politiques, et qui doit être entendu à sa juste mesure. Le maire applique à la lettre une loi qui lui permet de prendre des décisions sans débattre, mais « en toute légalité », ce qui justifie tout. C’est un argument qu’il emploie souvent. L’Histoire nous enseigne pourtant que les hommes peuvent faire de fort vilaines choses en toute légalité. Nous sommes loin de l’éducation à la citoyenneté, qui passe par la responsabilisation, par le débat, et donc par l’apprentissage du débat. La démocratie participative est exigeante, et va bien au delà du face à face figé des réunions publiques organisée par M le maire. Pourquoi ne plus prendre le temps démocratique ? La question est posée, mais pour éviter les suspicions malsaines, pour comprendre les projets, pour confronter les points de vue, nous exigeons notre droit à débattre.

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