B/ CASTRES

CASTRES / TOUS AU LARZAC, un film de Christian Rouaud, Jeudi 2 février 2012, 21h le Lido

Collectif des Objectrices et objecteurs Tarnais www.cot81.com


Revenir avec des intervenants qui débattront sur leur soutien dans le Tarn à une la victorieuse lutte des années 70 des paysans du Larzac

AlainBoulanger membre du COT et ancien du Comité Larzac Tarn

Michel Calmels également membre du COT et ancien coordinateur des renvoyeurs de livret militaire en soutien aux paysans du Larzac.

Extrait d’un article de Bertrand Tavernier sur le film paru dans le journal Libération (21-11-2011) Il y a d’abord tous ces visages qui crèvent l’écran. Ces visages dont la caméra, on le sent si bien, tombe immédiatement amoureuse, qu’elle n’a pas envie de lâcher tant ils impressionnent la pellicule… Ces visages et ces voix chaudes, prenantes, qui savent raconter, qui semblent avoir assimilé, le poids, l’importance, la beauté des mots et qui vivent avec comme on vit à coté d’un arbre, d’une prairie, sous un ciel d’orage. Leur langue est drue, cocasse, chaleureuse, émouvante et fait paraître d’autant plus sec, plus racorni, plus pauvre le vocabulaire des politiques (qu’on entend d’ailleurs trop peu)…. On peut penser que quelqu’un de décent comme Giscard D’Estaing s’est fait battre en 1981 à cause de son incapacité à écouter, à comprendre cette langue et la réalité qu’elle traduisait C’est qu’on entend ici le langage des gens qui sont sur le terrain, de ceux qui mettent les mains dans le cambouis. La langue des poilus de la guerre de 14/18, si déchirante, si concrète, ceux des appelés de la guerre d’Algérie, ces paysans, ces ouvriers, que j’ai filmé avec Patrick Rotman dans la GUERRE SANS NOM. Une langue qui se méfie des slogans, qui n’a pas envie d’être embrigadée.

P.-S.

Dans le Cadre Ciné-rencontre avec l’aide de Cinémovida et des Cinglés du Cinéma www.cinémovida/castres