B/ CASTRES

MRAP comité de Castres

CASTRES / Gens du voyage - MRAP : droit de réponse, article de La Dépêche du Midi du 11 août 2011

communiqué du 11 août 2011

Suite à l’article paru sur La Dépêche , le jeudi 11 août , le Mouvement Contre le Racisme et Pour l’Amitié entre les Peuples ( MRAP), mis en cause, tient à rétablir la vérité sur la situation vécue par les gens du voyage, français, et habitant l’Aire de La Vivarié à Castres.

Cette aire devant être rénovée, ces habitants sédentaires ont été informés et devaient quitter leur terrain. Seulement aucune proposition d’hébergement temporaire ne leur a été proposée. Ces familles qui ont des enfants en bas age, des personnes malades ne peuvent s’éloigner de Castres ( rendez vous à l’hôpital, consultations PMI, enfants inscrits au Centre de Loisir…)

Même prévenus 2 mois avant, n’ayant aucune solution de rechange, ces familles s’installent sans autorisation là où elles peuvent !

N’est ce pas à l’autorité publique de leur proposer un terrain provisoire aménagé ?

En 2009, elles furent accueillies à Navès dans de bonnes conditions. Pourquoi une initiative similaire n’a pas été renouvelée ?

Selon l’article, « certaines familles ont trouvé des solutions par leurs propres moyens ». Effectivement, celles-ci ont quitté Castres, comme chaque année, pour travailler aux vendanges…

Il reste que 20 personnes ont été assignées en référé devant le TGI de Castres au prétexte qu’ils ont l’autorisation de stationner sur la Commune de Castres exclusivement sur l’Aire de la Vivarié…alors que celle-ci est fermée par les autorités publiques.

Face à ce qu’ils considèrent comme une injustice, certains ont engagés des demandes pour assurer leur défense et être entendues auprés du TGI de Castres.

Le Comité Local du MRAP de Castres , en conformité avec ses statuts, ses objectifs et ses valeurs de lutte contre toutes les discriminations, tient à réitérer son rôle d’accompagnement et de soutien à ces familles françaises pour leur droit à une vie décente sur cette commune de Castres.

Cette situation aurait pu être évitée si une concertation avec les intéressés (gens du voyage) les associations et les autorités publiques (mairie, communauté d’agglomération, préfecture, conseil général ) avaient été engagée.

Une proposition, digne et humaine, aurait pu être trouvée afin d’éviter « ce bras de fer entre les gitans et le maire »…tel que formulé dans cet article.