ECOLOGIE

France Culture

Bienvenue dans l’Anthropocène

LSD, la série documentaire

1/4 - Où le vivant s’effondre (lundi 7 janvier 2019)

" C’est un temps nouveau, aux résonnances eschatologiques : l’anthropocène. Un temps où l’impact humain est tel qu’il modifie le système terre et bouleverse l’équilibre de la biosphère. Un équilibre qui avait jusque-là prévalu et qui caractérisait l’époque géologique précédente, l’holocène. Bouleversement climatique mais aussi bouleversement biologique puisqu’on parle de la 6e extinction de masse. Depuis 1970, plus de la moitié des animaux sauvages de la planète a disparu, 90 % des poissons pélagiques ont été péchés et la FAO promet une mer sans poissons en 2048. "

Ecouter l’émission


2/4 - L’écologie ou la mort (mardi 8 janvier 2019)

"Nous entrons dans un monde inconnu de rétroactions biologiques et chimiques, un monde de systèmes qui se reconfigurent et dont nous ne pouvons plus envisager la complexité comme nous l’avons fait jusqu’à présent. De manière paradoxale, c’est au moment où le vivant vacille que nous découvrons notre totale dépendance à celui-ci. L’anthropocène c’est l’âge des transitions catastrophiques et des révolutions coperniciennes, un âge inédit où une pensée nouvelle est devenue un enjeu de survie : l’oïkologie (l’écologie humaine)."

Ecouter l’émission


3/4 - La possibilité d’une ville verte

"La ville est ce vers quoi converge l’anthropocène. Depuis 2007, l’humanité y vit en majorité, et elle y vivrait aux ¾ en 2050. Les mégalopoles grossissent, avancent, minéralisent. Pourtant la ville de l’anthropocène ne peut plus être la ville moderne pensée hors nature, à la seule mesure de l’humain. Les changements globaux, la vitale écologisation de nos modes de vie obligent à la transformer."

Ecouter l’émission


4/4 - Des mondes à composer

« Anthropocène », voilà un terme qui porte en lui sa contradiction. Car un « âge de l’homme » c’est à coup sûr la fin de notre histoire. Ainsi en est-il en écologie. Notre temps, notre espace sont ceux des non-humains. Nous les partageons. Nous sommes la nature ; ou, plus exactement, l’anthropologie nous apprend que la nature n’existe pas. Il y a donc tout à repenser. Définir, expérimenter d’autres cosmologies, d’autres manières de vivre et de concevoir notre place dans le monde et dans le vivant."

Ecouter l’émission

Commentaires