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Beaucoup de communication mais peu de changement : ni changement de dimension ni changement de cap !

Tout ça pour ça ? Le discours de politique générale du Premier ministre a confirmé dans ses grands axes le pacte de responsabilité déjà annoncé avant la défaite de la gauche aux élections municipales : des économies massives et dans tous les domaines pour financer des baisses de cotisation dont nul ne peut dire si elles créeront réellement de l’emploi, ou seulement de la dette. Les précédentes expériences nous invitent a la plus grande prudence sur ce type de politique.

Par ailleurs le soutien annoncé sur les bas salaires va renforcer encore un peu plus la spécificité française d’une très grande proportion de salariés au salaire minimum.

Les écologistes déplorent l’absence d’aide spécifique pour les personnes en difficultés contrairement aux promesses faites la semaine dernière par le président de la République.

Les écologistes regrettent par ailleurs l’absence de la dimension européenne dans le discours du premier ministre. C’est pourtant le niveau décisif où se mobiliser pour sortir de l’orthodoxie budgétaire trop contraignante.

Les écologistes notent avec satisfaction la volonté de supprimer les départements au profit de compétences renforcées pour les régions. Cependant, cette évolution ne devrait pas se faire sans concertation : une réduction des régions bien sur, mais en fonction des attentes des populations concernées.

Les écologistes notent également la confirmation de la réduction de la part du nucléaire dans le mix énergétique mais déplorent l’absence d’objectifs de développement des énergies renouvelables ou d’efficience énergétique, alors même que ces secteurs sont source de centaines de milliers d’emplois non-délocalisables.

Les écologistes réaffirment que ces orientations générales politiques économiques, sociales environnementales et budgétaires ne répondent pas à la profondeur des crises sociales et environnementales. Le couple exécutif persiste à ne pas prendre la mesure du changement nécessaire.

Julien Bayou, porte-parole, Sandrine Rousseau, porte-parole