hebdo de BENOIST

Alternatives à Castres : une liste pour toutes et tous

Pour celles et ceux qui suivent la campagne municipale sur Castres, il ne vous a pas échappé qu’une nouvelle liste fait son apparition, baptisée « Alternatives à Castres ». Les groupes de travail travaillent activement à finaliser le projet que nous proposerons d’ici la fin du mois aux habitantes et aux habitants de notre ville. Dans ces groupes, la voix est libre : on débat énormément, et de ces échanges émergent des solutions nouvelles, originales, qui toutes vont dans le sens d’une ville plus ouverte, plus solidaire,en un mot plus humaine. La bonne humeur et les sourires sont là. Renouveler les pratiques, c’était d’abord cela : retrouver, dans un contexte difficile, le plaisir de faire la politique, en offrant un cadre à toutes celles et tous ceux qui souhaitaient s’investir, mais qui pour cela attendaient de voir se constituer « autre chose ». Cet autre chose prend corps, et il va s’inscrire durablement dans le paysage politique castrais.

Les premières actions ont été menées, comme la création d’un jardin partagé à Lameilhé samedi dernier. Samedi prochain, nous serons sur le marché Jean Jaurès pour inviter – Saint Valentin oblige – les Castraises et les Castrais à déclarer leur flamme à la ville qu’ils aiment. Les premières réactions politiques sont là, aussi, comme la dénonciation de la pétition lancée par le maire sortant contre la loi Taubira, qui, rappelons-le, n’a encore été ni discutée, ni votée. Le titre donné à cette réaction résume à lui tout-seul notre esprit dans cette campagne : « Choisir le vivre-ensemble contre la peur ».

Les noms des 15 premiers membres de la liste ont été dévoilés, 15 autres suivront samedi, et les 13 derniers la semaine prochaine. Beaucoup de nouveaux visages. Beaucoup de personnes investies dans le monde associatif. Des membres d’Europe Écologie – les Verts et du Parti de gauche bien sûr, mais aussi et surtout une très large majorité de personnes non-encartées. Le renouvellement des pratiques politiques s’accompagnait nécessairement de celui des personnes, en ce sens qu’il nous fallait permettre à toutes celles et tous ceux qui ne se reconnaissaient plus dans l’offre politique locale de franchir le pas, et de venir offrir leur énergie, leur enthousiasme, leurs propositions. C’est chose faite. C’est en mobilisant ces énergies nouvelles que nous allons incarner une gauche qui ne désespère pas ses électeurs. En proposant cette solution indispensable à la part chaque jour grandissante de celles et ceux qui n’ont plus confiance dans la volonté et dans la capacité du Parti socialiste à répondre aux aspirations de l’électorat de gauche, à l’échelle nationale comme à l’échelle locale, nous allons apporter notre pierre à ce qui constituent les plus grands dangers pour la gauche, et plus généralement pour la démocratie, à savoir l’abstention et la montée de l’extrême-droite.

Et la tête de liste, me direz-vous ? Comme nous l’écrivons depuis des mois, la personne qui mènera cette liste va émerger de la dynamique même du groupe, qui se choisira sans difficulté la femme ou l’homme chargés de porter les propositions décidées tous ensemble. C’est en agissant ainsi qu’on peut redonner du sens à la représentation politique : le tête de liste n’est jamais, comme l’indiquent d’ailleurs très bien les mots eux-mêmes, qu’un visage et une voix, chargés de porter les aspirations des membres de son équipe, et, plus largement, des électrices et des électeurs qui nous accorderont leur confiance.

Mais au final, c’est quoi votre liste ? Des personnes qui ne résignent pas à voir leurs idées disparaître du débat municipal, comme si elles n’avaient aucune existence ou aucune portée. Une tête de liste qui ne s’est pas auto-proclamée. Deux partis politiques de gauche qui travaillent ensemble, ne masquent pas leur implication, mais s’affichent « en soutien »... Il va sans doute nous falloir quelques jours encore pour que toutes celles et tous ceux qui s’interrogent sur le sens et la portée de ce que nous avons entrepris, comprennent que nous ne sommes pas, comme j’ai pu le lire, « en vert et contre tous ». Mais bien multicolores, et pour toutes et tous ! Car, contrairement à ce que disent encore quelques titres de la presse locale, ce ne sont pas « les Verts » qui sont en campagne, mais bien des citoyennes et des citoyens, dont la déclaration de principe explique d’ailleurs très clairement pourquoi ils sont rassemblés : répondre à l’immense besoin de renouvellement à Castres, créer des emplois pérennes, grâce notamment à la transition énergétique ou à l’ESS, convaincre que le dangereux projet d’autoroute concédée est un dossier municipal majeur, lutter contre toutes les formes d’inégalités et de précarité... En résumé, inventer sur la ville de Castres la politique alternative à celle menée depuis deux mandats par Pascal Bugis. Comme toutes les nouveautés, cela peut surprendre, au début. Avant de s’imposer avec la force de l’évidence.