Gaz de schiste

Alerte : exploitation de gaz de schistes dans les Corbiéres

URGENT : Des camions vibreurs ont été repérés entre Capendu et Barbaira stationnés le long de la RN 113 le matin du 12/04/2012, ils se dirigeaient en direction de Lézignan-Corbières. Il s’agit de convois exceptionnels non escortés qui transportent des camions comme sur les photos qui circulent. MERCI D’INFORMER LE PLUS GRAND NOMBRE PAR MAIL ET TÉLÉPHONE ! Si certains se rendent sur place pensez à prendre des photos notamment des plaques d’immatriculation !

Source : Nature & Progrès Aude – Diffusion

Ci-dessous une information à prendre en considération : il semblerait que l’exploitation de gaz de schistes, sous forme camouflée de recherche de gisements, soit en train se démarrer dans les Corbières, à proximité, rapellons-le d’une des plus grande réserve d’eau douce (et encore très préservée) souterraine d’Europe.

L’incidence de l’exploitation des gaz de schistes sur les réserves d’eau souterraines (et sur tout l’environnement de manière générale) est expliquée dans le film Gazland que je vous invite à aller voir si vous ne l’avez déjà fait.

Il est indispensable de s’organiser pour éviter s’implante ce type d’exploitation dans notre pays encore protégé (et partout ailleurs...).

Vous êtes invité(e) à vous mobiliser pour diffuser largement l’information, être présent(e) aux actions de protestation, de soutien ou de blocage de l’implantation de systèmes de fracturation hydraulique, à interpeller vos élus, etc.

Pour rester en lien avec l’information et l’organisation, vous pouvez envoyer un mail au collectif GdS Corbières (Collectif Corbièresngds corbieresngds@yahoo.fr) pour demander à être dans leur liste de diffusion (et proposer toute sorte de chose !) ou demander à être inscrit(e) dans le groupe de discussion (http://groups.google.com/group/collectif-plaines-du-languedoc?hl=fr)

Il est important d’agir, si vous en doutez, allez voir le film ci-dessus, vous comprendrez qu’il s’agit d’un processus sans retour en arrière possible...

Ci-dessous l’information sur ce sujet du plus récent au plus ancien.

Le gouvernement a délivré une autorisation de recherche en vue d’extraction de gaz de schiste à la société d’exploitation pétrolière suédoise LUNDIN sans information aux populations.

Ce projet se nomme "plaine du Languedoc". Il couvre une zone de 2 348 km2, deLézignan à Agde et de la mer à la montagne : 15% du département de l’Aude, presque tout le département de l’Hérault.

Les Régions concernées : les Corbières, le minervois, le bitterois, le littoral méditerranéen et le sud des Cévennes.

Dans l’Aude, 52 communes sont concernées, soit 122 000 habitants ainsi que 111 communes dans l’Hérault, soit 266 000 habitants.

Cette région recèle des nappes phréatiques de plusieurs millions de m3 d’eau, source d’alimentation en eau potable des populations locales et réserves précieuses en cas de sécheresse.

La technologie habituellement utilisée pour cette exploitation :
- microséismes pour fragmenter et dissocier les roches souterraines
- injections massives d’eau mêlée de sable et produits détersifs
- récupération du gaz et de la moitié du liquide injecté (l’autre moitié reste dans le sol)

Avantages pour l’exploiteur :
- pas besoin d’acheminer des millions de m3 d’eau : il suffit de forer des puits sur place.
- pas besoin d’acheminer les eaux polluées, de nombreux cours d’eau sont à portée de canalisation.

La mer se chargera de digérer les détergents.....

Inconvénients à prévoir pour les populations :
- instabilité des sols du fait des microséismes ;
- expropriations (par rachat à bas prix) et disparition de villages ;
- infiltration des eaux polluées dans les interstices souterrains, polluant d’autres nappes et cours d’eau de proche en proche ;
- pollution des terres par les activités polluantes de surfaces ;
- disparition des AOC (vins, charcuteries, fromages, crustacés, etc ;
- disparition des cultures biologiques à proximité des exploitations de gaz.

Actions en cours :
Les populations concernées commencent à se regrouper, certains forment des collectifs.

Actuellement, regroupements et collectifs s’organisent pour unir leurs forces et engager la résistance.

Lors de la réunion d’Agel (34) ce lundi 12 mars, le maire de Mailhac (Gérard Schivardi), présent dans l’assistance, a proposé dans un premier temps, de faire voter par son conseil municipal un arrêté "tout véhicule supérieur à 3.5 t est interdit sur toutes les voies autres que les routes départementales et nationales, hors engins agricoles".

Il fera parvenir rapidement une copie de cette décision aux collectifs et regroupements afin que la population demande à son conseil municipal de voter une décision semblable. Ainsi les engins de chantier ne pourront pas commencer à repérer les zones de forage ni amener le matériel. Il s’agira ensuite d’interpeler les députés pour qu’ils défendent leur population (les élections législatives sont dans moins de deux mois).

Pour s’informer et agir, rechercher sur internet "gaz de schiste Languedoc" et on peut contacter sur internet, par courrier ou téléphone :

ECCLA ’Ecologie du Carcassonnais, des Corbières et du Littoral :170 avenue de Bordeaux - 11100 NARBONNE - Tél : 04 68 41 75 78

P.-S.

Le G8 à plein gaz (de schiste)

Publiée ce week-end, la déclaration en 40 points des huit gouvernants des pays les plus industrialisés a insisté sur l’importance de la sécurité énergétique, souhaitant la garantir notamment par les forages profonds en mer et l’extraction des gaz de schiste. Le point 11 de la profession de foi de ce G8, portant sur l’échange de technologies et de bonnes pratiques énergétiques, évoque ainsi clairement ces techniques pourtant largement décriées, que ce soit suite au film Gasland de Josh Fox ou après la marée noire causée par l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon dans le Golfe du Mexique :

"Nous avancerons dans cette poursuite de la sécurité énergétique avec une attention renouvelée aux risques et à la durabilité. Nous nous engageons à établir et partager de bonnes pratiques en matière de production énergétique, incluant l’exploration des zones extrêmes et l’utilisation de technologies telle que le forage offshore à très grande profondeur et la fracturation hydraulique, là où elles sont autorisées, afin de permettre le développement sécurisé de ressources énergétiques, tenant compte des préoccupations environnementales portant sur la vie des zones exploitées."